Réactions de quelques spectateurs du film ‘’ Israël le voyage interdit’’

RÉACTIONS  après AVANT-PREMIÈRE du 28 janvier 2020 au FORUM des IMAGES

 

C’est la 1ère partie ‘’KIPPOUR’’ du film en 4 parties  ‘’Israël, le Voyage interdit’’ qui a été présentée devant une salle comble de 500 personnes

 

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Merci pour ce beau film tellement fort et émouvant !

Maud Perl, styliste. 

 

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Tu as fait un film impressionnant que j’ai beaucoup apprécié. On y écoute des témoignages et souvenirs fascinants et on y voit des séquences visuelles magnifiques ?

 

C’était admirable de rendre hommage à Sarah Halimi au début de la séance questions-réponses.

Paul Leslie, historien anglais.

 

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Bravo, encore un beau film sincère et courageux!

 

Jean Jacques Mrejen, chef-opérateur

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Nous étions très heureux d’être là hier soir et avons regretté de ne pas pouvoir vous féliciter directement, mais il y avait tellement de monde que vous étiez inabordables !

Tant mieux, d’ailleurs, cela nous a fait chaud au cœur de faire la queue pour pouvoir rentrer et de voir la salle pleine.

Le film était émouvant et sensible.

Encore bravo à tous les deux !

Liliane Messika et Serge Skrobacki, écrivains

 

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Un immense bravo pour ce film, votre film à toi et Ziva, et un immense merci!

Nous sommes partis rapidement hier après le débat, mais je veux te dire, vous dire tout l’émerveillement que m’a donné ce film.

La beauté des visages, des paysages, des rythmes. Cette façon très douce que tu as de filmer et de laisser à la lumière intérieure la faculté d’illuminer les peaux, les âmes. Cette façon très structurée du montage au fil de la route, on embarque dans votre pensée, votre approche, on se l’approprie. Je n’ai jamais été en Israël, j’y pense chaque année et…Oui, trois petits points.

J’en ai vu plein  de «  vignettes » dépareillées,  et j’ai le sentiment d’avoir vu ce pays vraiment pour la première fois à travers ce film. D’avoir plongé dans mes racines d’une façon totalement nouvelle.

La splendeur de certaines scènes devant le Mur ou dans les différentes célébrations, les mélanges d’archaïsmes et de modernités dans les foules. Ce qui hante et anime chacune des personnes interviewées, l’étrange  sentiment de malaise devant le déni du gardien (?) de la mosquée. La table et la nourriture, l’importance de manger ensemble. Mille petits riens dont nous sommes faits. La beauté de Naouel et son intelligence, tout cela traverse et irradie ton-votre film et apporte une étrange sérénité. Merci.

Impatience de voir les trois autres volets.

 

Dominique Crèvecœur, productrice

Avec une amie nous avons longuement parlé de votre film. Nous l’avons tous beaucoup apprécié. Cette amie m’a dit qu’elle avait notamment été très intéressée d’y découvrir la communauté originaire d’Algérie qui vit en Israël. Et nous avons aussi aimé tout le reste, votre manière de voir le pays et de nous le présenter, votre tante qui nous a fait rire et pleurer, Naouel et ses questions parfois « adorablement naïves » (« et dans le calendrier normal, vous avez quel âge?« ), « l’affaire » des écuries de Salomon, ainsi que vos intervenants si intéressants. Bref, nous avons tout aimé et nous attendons tous avec impatience de découvrir la suite de votre film.

J’espère que vous trouverez rapidement ce qui vous manque pour le financement de votre film. Si tel n’est pas le cas, faites-le nous savoir.

Rosine Klatzmann, artiste

 

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Même si on est pétri d’évidences quant à la vérité qu’Israël représente, cela surprend toujours de l’entendre avec autant de simplicité et d’humanité, et sans l’ombre de l’ombre d’un désir de revanche pour aucun, jamais (comme on l’entend en frémissant dans le film, même de cela nous avons été préservés quand la colère monte naturellement… Grâce à Dieu).

Sans voir le temps passé, les nombreuses routes prises nous font suivre le même chemin….on vous suit dans ce « road movie » identitaire, qui est au fond la plus importante des aventures.

Tant de choses y sont dites, cela donne envie de voir la suite, pour en découvrir d’autres aussi essentielles. C’est ce qui souligne pour moi la qualité du film.

Mais, la vérité simple, simplement dîte comme les protagonistes la disent avec tant d’humanité dans le film, sera la plus difficile à admettre…..celle de faire face à des Juifs vivants et heureux de l’être.

Merci pour tout

Myriam Tangi, photographe

 

Le film est beau, lumière, image, montage,  j’ai beaucoup aimé l’arrivée de Naouel, la scène avec Boualem Sansal et la rencontre désopilante et chaleureuse avec ta tante. Ce voyage entre l’intime et l’histoire s’arrête cut. Je regrette de n’avoir pas pu embrasser et féliciter Naouel qui éclaire le film de sa présence lumineuse, grâce, spontanéité et émotions qui contrastent avec ta  présence off vocale très posée et mesurée presque trop pédagogique selon moi, mais comme ce n’est que le début d’un geste cinématographique ample et ambitieux c’est un peu difficile de se faire une idée définitive ou de confronter tes intentions dans la réalisation.

Bonne chance pour la suite.

Monique Perez, productrice

 

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J’ai été très touchée par le film de Jean -Pierre et en effet le montage est important pour nous permettre d’être un témoin intime, à la fois des membres de la famille mais aussi des personnes qui s’expriment en toute honnêteté et confiance. Personnellement je n’ai pas eu encore l’occasion d’aller en Israël, j’y suis tentée très fortement mais je crains cette confrontation avec mon identité de naissance et mon attachement à la laïcité . Je suis impatiente de découvrir les 3 autres parties, de même que mon amie Dominique qui m’accompagnait hier soir, de confession chrétienne. Elle m’a remerciée de l’avoir invitée, nous avons longuement débattu de tout ce que le film a remué en nous et qu’il est capital que beaucoup de gens le voient.

Nous en parlerons autant que possible. Merci et bravo.
Sophie Lescot

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Juste un mot pour te dire notre émotion, lors de la projection de ton film. Outre son évidente qualité cinématographique, il s’en dégage une sincérité et un souci de l’autre qui nous ont profondément touchés.

A bientôt.

Régine, Meïr Waintrater

J’ai assisté mardi dernier au Forum des Images à la projection du premier « épisode » de votre film, le film d’une vie ! Cela me rappelle l’injonction qui est faite à tout un chacun d’écrire l’histoire de sa vie… Vous avez une belle écriture, pleine d’émotion et d’humanité. C’est une leçon de courage que vous nous donnez là avec votre chemin de « techouva » vers votre vérité profonde.

Nous avons circulé avec vous sur les routes d’Israël et les rues de ses villes, rencontré des lieux, mais surtout vos amis et votre famille, un bel échantillon d’expériences vécues et de pensées élaborées et frottées à l’histoire ancienne et contemporaine. A ce propos, n’est-ce pas Ron Havilio qui a fait un merveilleux film sur Jérusalem? J’aimerais tellement pouvoir le revoir…Pouvez-vous me dire où on peut le trouver ?

Et puis, nous avons tous été très touchés par la présence lumineuse et gracieuse de votre fille Naouel, un trésor de tendresse filiale.

Er BRAVO a Ziva qui a fait un bien beau travail de montage !

On attend la suite avec impatience !

Aviva Cohen, psychothérapeute

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Merci pour ce très beau film, d’autant plus intéressant qu’il a été fait par quelqu’un n’étant pas vraiment pro-israélien de par son cheminement. Les pendules sont remises à l’heure en douceur, on est ému, on rit, bref, c’est une réussite (une belle idée aussi d’avoir inclus Naouel dans le film, elle y a vraiment sa place et elle est formidable).
Corinne Ergasse

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Bravo pour ce très beau film émouvant qui raconte ton histoire avec ses mystères, ses blocages puis tout à coup ce bonheur de reconstituer le puzzle de ton histoire familiale malmenée par la grande histoire. Comme nous le sommes tous un peu, nous les héritiers de ces Juifs maghrébins qui sommes entre deux continents, plusieurs cultures, plusieurs langues, voire religions…

 

Goldberg Monique 

Epatant comme « Algérie, histoires à ne pas dire« . Un sans-faute. Magistral. Tu sais faire parler les gens, tout est authentique, haut en couleur, naturel. Il y a une chaleur humaine qui émane de tes personnages, c’est magique, à couper le souffle. Et puis ces paysages, ces images. J’ai hâte d’acheter le DVD dès qu’il sera sorti. Et j’ai tellement envie d’aller en Israël. Vos films devraient être vus par tous les touristes…

Donc, bravo et encore une fois merci pour ce joyau avec des scènes époustouflantes.

Wolf Albes, éditeur allemand

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Nous avons beaucoup aimé ton film. Après chacun peut en avoir sa vision, interprétation, mais une chose reste pour moi. Je ne sais pas si ce film est sur l’Algérie, sur Israël, sur les mondes arabes, sur l’exil, sur le judaïsme ou la judéité. Mais ce que je sais, et ceci m’est peut-être personnel, c’est que ce film est aussi (sur) ta fille, qui n’est ni tout cela et tout cela a la fois. Sa lumière, ses silences plein d’une sensibilité qui affleure a tout instant, son sourire, ses dialogues tranquilles entre vous, ta façon de la filmer aussi, tout est pour moi une ode pleine de poésie a ces mondes qui se croisent et qui peuvent donner naissance au pire comme, et c’est tellement le cas ici, au meilleur.

Merci de nous le donner à voir et à partager ainsi car c’est aussi toi-même.

Michèle Baussant, anthropologue

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Félicitations pour ce documentaire fort intéressant, bien filmé et bien monté.

Bravo à Naouel pour sa sincérité et sa force.

Brigitte Auszenkier  

 

Film passionnant au titre et au ton si justes, il nous fait sortir des sentiers battus et des représentations idéologisées d’un pays boycotté.

Merci  du fond du coeur, Jean-Pierre, Ziva, Naouel de nous avoir permis ce voyage qu’on entend nous interdire.

Ton oeuvre est si singulière, comme l’est ta vie qu’elle semble pouvoir permettre toutes les portes, même les portes interdites. Quels personnages extraordinaires, ceux de ta famille et les autres !

Jérusalem par vos yeux , quelle fraîcheur ( sauf les kaparot de poule vivante que j’ai toujours détestés ! )

Et puis le terrorisme qui poursuit les parcours de vie, d’Algérie en Israël, présent en arrière-plan …

Votre regard sur Jérusalem est très supérieur à celui d’Un tramway à Jérusalem du grand et talentueux Amos Gitai.

D’un côté un documentaire authentique qui montre les choses dans leur complexité sans esquiver le négatif.

De l’autre une fiction aux allures de documentaire, avec des comédiens de renom, qui se complait dans les stéréotypes et gomme beaucoup de la légitimité de la présence juive à Jérusalem.

J’attends avec impatience la sortie en salle de ce documentaire, singulier comme l’est le parcours du cinéaste. Ayant vu la première partie, j’espère pouvoir voir les trois autres !

Avec mon association, le MPCT, nous prévoyons des sorties de groupe pour aller le voir et st serons intéressés par les séances  suivies d’un débat. Merci de m’en communiquer le planning lorsqu’il sera établi.

 

Huguette Chomski Magnis, professeur d’anglais

 

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Merci Jean Pierre, ta très sympathique Naouel, et Ziva ta complice!
Cette première partie m’a beaucoup intéressée. J’ai bien aimé le ton zadiguesque ‘à la fois lointain et  sensible et donc  humoristique  du voyageur qui découvre le  nouveau monde. J’ai apprécié les explications historiques. Et je me demande comment Naouel semble si naturelle devant la caméra… A bientôt.

Isabelle Rathier

Et voilà, ce fut une superbe soirée !

Votre film me semble une parfaite réussite. La terre d’Israël est bien montrée. J’ai ressenti à ces images parties du cœur le désir d’y retourner : c’est là qu’on devine la patte de la monteuse. Pas une séquence de trop, aucune longueur et toujours le désir de voir la suite… La salle a visiblement bien aimé. Surtout si l’on garde en tête l’animosité gouvernementale d’ici envers ce courageux pays.

Il ne nous reste plus à souhaiter à votre œuvre une belle carrière dans les salles de ce pays.
Francette et Gérard Rosenzweig

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Le dernier film de Jean Pierre LLEDO est une petite pépite à découvrir sans faute … De nouveau ce cinéaste nous donne à penser à partir de son vécu d’ancien militant communiste algérien de son rapport à l’Etat d’Israël , à l’histoire de sa constitution … C’est toujours en partant de ses questionnements, de son interrogation que Jean Pierre Lledo nous déroule le fil de sa pensée sous le regard tendre de sa fille Naouel qui fait, elle aussi, ce retour sur les traces de sa famille …

Ce cinéaste a été comme beaucoup d’entre nous traversé par les signifiants du 20ième siècle, les idéaux communistes, les luttes anti-colonialistes. Et c’est à l’occasion d’une projection dans le prestigieux Festival de Toronto de son dernier film interdit par l’Algérie que Jean Pierre Lledo rencontre de manière vivante la question de son rapport à son judaïsme… Un sentiment d’étrangeté l’envahit, cette terre le concerne et l’habite. Il est temps de remonter l’histoire d’un refoulé, d’un non-dit …Il est temps de penser ce lien pour mieux panser ce qui a fait blessures… Sa caméra filme avec tendresse cette société israélienne prise dans divers discours …de la tradition, du religieux, du moderne… Tendre Jean Pierre Lledo.

 

Eliane Tahar, psychanalyste

Nous avons beaucoup aimé ton film. Il nous a plongés au cœur d’Israël, comme si nous la découvrions à nouveau, au cœur du judaïsme aussi. En fait les pérégrinations de chacun à travers les âges, et les images du film nous font nous sentir à nouveau des Hébreux, ce qui transparaît dans ton cheminement personnel. Les personnages sont filmés avec tendresse, et d’eux émanent une présence comme s’ils étaient notre propre famille, si pleine de chaleur et chargée d’histoire pas toujours facile, de notre histoire. Ce film, plein de foi, nous révèle la complexité de la réalité israélienne et du destin juif, sur tous leurs aspects.

Et par petites touches discrètes mais évidentes, on suit et on sent ta quête, ton cheminement prudent et curieux à la fois, plein de réserve et aussi d’empathie, d’amour, de soif de découvrir et de foi. On vit, chacun avec sa propre histoire dans ce sens, ta quête initiatique, qui sera suivie d’un couronnement après bien des désillusions sur ton engagement antérieur. Les images touchantes de Boualem Sansal, de Denis Charbit, de Illan Greilsammer, soulignent la nécessité de placer la problématique d’Israël au cœur de ce beau film. Les témoignages douloureux, faisant suite à ‘’Algérie, histoires à ne pas dire’’ éclaireraient bien des gens hostiles au peuple d’Israël.  On ne se lasserait pas de voir cette prmière partie et on attend la suite. Merci à toi, à Ziva, et à Naouel, d’avoir élaboré cette belle œuvre.

Gérard Darmon, artiste

 

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Nous sommes pleinement en accord avec cette dame qui hier exprimait toute la tendresse contenue dans tes images et aussi sur le fait que grâce à toi et sans être juive je me sens chez moi en Israël…

Merci à Ziva pour ce splendide travail et à Naouel pour l’amour qu’elle te porte, qu’elle vous porte…

 

Claude FAUCHER, entrepreneuse

 

Nous avons BEAUCOUP AIMÉ votre documentaire témoignage qui, du début à la fin, respire à la fois la sincérité et la vérité ! Il mérite en

effet d’être vu par le plus grand nombre en un temps ou la vérité est si malmenée. Nous espérons le revoir un jour sur le petit écran.

Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti en vous voyant arriver devant le Kotel… j’avais un peu l’impression de me revoir en ce même lieu en mai 2008 lors de mon premier voyage en Israël…

A plusieurs reprises nous nous sommes essuyés les larmes, et une autre fois avec le public, nous avons éclaté de rire en entendant la spontanéité de cette brave personne, votre tante : « …il faudrait leur donner une bonne tannée… »  Ah oui alors, elle a bien raison, nous sommes tout-à-fait d’accord avec elle ! Vous pourrez le lui dire Jean-Pierre si jamais vous la revoyez un jour !

Nous avons maintenant hâte de voir la suite… J’en parlerai autour de moi car il vaut vraiment le déplacement !

Sachez que vous êtes dans nos cœurs, de même aussi ces braves personnes qui ont témoignées dans le film.

Que le Grand D.ieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob vous bénisse tous les deux, vos bien-aimés et la nation toute entière !

SHALOM, Chers Jean-Pierre et Ziva

 

 Armand et Maryvonne, amis chrétiens d’Israël.

 

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Nous avons beaucoup aimé que le film suive Naouel qui interroge et met en lumière toute la problématique identitaire actuelle si désastreuse, et qu’on vous entende en voix off. Votre rapport à Israël est une énigme mais la vision que vous en donnez et les interviews sont prenantes. Et sur le rythme d’ensemble c’est très bien : on a le temps d’assimiler le contenu des paroles, de le retenir, cela aussi c’est essentiel.

Charbit définit clairement le sionisme et Greilsammer fait un sort à l’accusation de colonialisme. Les fêtes juives montrées à l’écran, c’est bien pour le propos. Et la population mêlée de Tel Aviv, la femme en niqab sur la plage, tout cela sans problème, étonnant, on ne le montre jamais en France. Les témoignages sur l’Algérie sont très émouvants et édifiants (d’où l’énigme que vous soyez resté jusqu’à la guerre civile). Sansal sur grand écran est encore mieux, quel impact ses propositions et ce courage tout de sourire et de tranquille assurance. Et le beau sourire de Ziva…

Muriel Pill

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Le voyage interdit vers Israël est le voyage que Jean-Pierre Lledo  a refoulé pendant 50 ans. Le cinéaste pose les questions, toujours derrière la caméra, comme pour mettre une certaine distance, nécessaire, comme pour barrer une émotion qui pourrait le submerger et empêcher ses pas de voyageur.

C’est sa fille, Naouel, qui fait office de témoin  distancié, et impliqué. Qui tient l’émotion à une certaine distance. Elle fait, elle aussi par ce voyage, un retour qui  diffère de celui de son père.

Les images et les mots  du « dire » entre le père et la fille, permettent en partie de lever « l’inter-dit » et de dérouler un double voyage. Voyage très longtemps refoulé d’un père.  Refoulement hérité par la fille qui permet l’accomplissement du voyage, par un élan un peu naïf, une impatience contenue et une curiosité attendrie pour la terre d’Israël ainsi que pour cette famille qu’elle doit re-connaître, elle-aussi.

Vers cet oncle maternel, émigré d’Algérie vers Israël en 1961, disparu maintenant et dont le souvenir plane et qui a laissé son épouse, leurs enfants et petits-enfants. La famille fait partie du retour. Retour vers du familial inconnu. Retour vers une certaine étrangeté. Comme la métaphore de la terre étrange et familière elle-aussi.

Le film est ponctué de rencontres nombreuses et parfois improbables.  Avec de très belles images comme celles de ce citronnier dont Naouel ramasse les fruits et qui crie à son père, je cite [de mémoire] « Papa, des citrons tombent du ciel ! ».  Avec des musiques troublantes et nostalgiques. Dont cet air de Kippour, « Mi El Kamocha » entonné avec émotion par Denis Charbit, devant sa bibliothèque. Ce chant de Kippour qui signifie « qui est D.ieu  comme toi » paraît signer la première partie de ce retour dont Kippour est une étape.

Comme un lien divin, un refuge symbolique que le cinéaste, qui habite à présent en Israël, a trouvé dans le réel.

« Kippour »  se révèle le moment où le cinéaste demande pardon pour l’oubli et reçois le pardon d’une reconnaissance en même temps qu’un refuge. Une terre maternelle d’existence et de création, qui l’accueille et qu’il honore depuis les images pleine de grâce, d’émotion et de joie manifeste qu’il produit avec l’aide bienveillante et éclairée de sa compagne Ziva Postec.

Le film si intime à valeur d’universel et s’adresse à chacun d’entre nous, juifs ou non-juifs. Il nous propose une réflexion qui concerne nos propres représentations concernant le sionisme et Israël.

Ce premier moment du voyage est magnifiquement filmé. La longueur et la richesse du chemin accompli par Jean-Pierre Lledo  sont une défense et illustration formidable de son indispensable existence au Monde des nations.

Nicole Squinazi Teboul, écrivaine

 

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Serait-ce parce que les Juifs sont le peuple de l’écrit que rares sont les grands films documentaires sur les Juifs et Israël. « Shoah » de Claude Lanzmann est devenu le nom dans le vocabulaire universel pour nommer le massacre des Juifs européens par les nazis. « Pourquoi Israël » du même Lanzmann racontait  intensément ce nouveau pays. « Le Voyage interdit » de Jean-Pierre Lledo s’inscrit dans cette continuité.

Cette œuvre en quatre épisodes dit un itinéraire et bien plus que cela. Celui de Jean-Pierre Lledo en est le prétexte. Né en Algérie, élevé dans le communisme, construit pendant la guerre d’Algérie, il découvre très tardivement Israël. Il découvre un Israël, une terra incognita  ou plutôt une terre à l’opposée des prescriptions hostiles enseignées au jeune Jean-Pierre.

Un univers mental se déchire, un autre s’ouvre. Une histoire s’effondre, une autre surgit comme l’eau d’une source nourricière.  « Israël, le voyage interdit » raconte cette découverte, fouille le passé de l’auteur, explore sa fausse conscience et plonge dans ce qui nourrit son identité retrouvée.

A travers cette histoire singulière située au cœur des passions qui ont ravagé le XXe siècle, Jean-Pierre Lledo questionne cette énigme récurrente : comment Israël a-t-il pu renaitre de sa dispersion, relégation, extermination, effacement ? Et si l’histoire juive questionnait l’histoire, la nôtre, celle du monde ?

Ce film exceptionnel est un hommage unique pour une destinée hors du commun : celle d’un peuple unique parmi les nations. Monté par Ziva Postec, la monteuse de « shoah », ce film dit une renaissance, celle qui a fait suite à la tentative de destruction, par Nabuchodonosor, Titus, Hitler, Staline et tant d’autres.

Ce film d’histoire trouve son narrateur, en mettant en valeur les jalons symboliques de cette épopée. Articulé en quatre parties Kippour, Hanoucah, Pourim, Pessah, il met cette énigme en images à travers un itinéraire singulier. S’il fallait trouver une représentation pour cette œuvre je dirai que c’est celle d’une boucle magique, une alliance, qui se ferme et trouve, enfin, son harmonie.

Jacques Tarnero, essayiste.

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I – Précisions des Producteurs

 

Notre film est constitué de 4 parties : Kippour, Hanouka, Pourim, Pessah.

Apres le montage de chaque partie, de 2016 à 2018, une vingtaine de personnes ont été conviées à des projections privées à Tel Aviv.

De plus à Paris, la 1ere partie ‘’Kippour’’, a été présentée en projection privée le 7 Octobre 2016,  dans la salle MK2 du Grand Palais, archicomble. A la fin du film, la salle se leva et chanta l’Hatikva.

La dernière partie Pessah, a été présentée en projection privée à une trentaine de personnes le 16 Décembre 2018. Et ce dans une version avant finitions.

 

Plus récemment, le 7 Juillet 2019, nous avons organisé une projection privée de la 1ere partie du film à la Cinémathèque de Jérusalem.

 

II – Réactions de quelques spectateurs 

 

Jacques Tarnero, ancien chercheur à la Cité des sciences-CNRS. Paris.

Auteur des films « Décryptage » (2003) et « Autopsie d’un mensonge: le négationnisme » (2000)
et de l’essai « Le nom de trop’’, (Armand Colin)

 

Vous avez réalisé une grande œuvre, pour les Juifs, pour leur histoire et pour l’Etat d’Israël.

Les difficultés que vous avez rencontrées et que vous rencontrez encore pour terminer ce travail, s’inscrivent elles-mêmes dans la nature de cette œuvre.

Elle parle du temps, du long temps de l’histoire juive. La durée, le temps long de ce film dit la même chose : elle constitue la trame symbolique de l’histoire que vous mettez en évidence.

Il ne s’agit pas du récit de la seule vie ou du seul itinéraire de Jean Pierre mais de celle des Juifs dont la boucle se boucle par le retour en Israël.

Avec ‘’Pessah’’, cette quatrième partie, que nous avons vu à Paris le 16 décembre 2018, se clôture une œuvre de piété, ce qui n’a rien à voir avec la religion mais qui a tout à voir avec le questionnement sur le destin mystérieux des Juifs dans l’histoire ou sur le mystère de la survie des Juifs. Il s’agit d’un geste de piété universalisable pour tous ceux qui se reconnaissent en elle.

 

Serait-ce parce que les Juifs sont le peuple de l’écrit que rares sont les grands films documentaires sur les Juifs et Israël ? « Shoah » de Claude Lanzmann est devenu le nom dans le vocabulaire universel pour nommer le massacre des Juifs européens par les nazis. « Pourquoi Israël » du même Lanzmann racontait intensément ce nouveau pays. « Israël, le Voyage interdit » de Jean-Pierre Lledo s’inscrit dans cette continuité. Cette œuvre en quatre épisodes dit un itinéraire et bien plus que cela. Celui de Jean Pierre Lledo en est le prétexte. Né en Algérie, élevé dans le communisme, construit pendant la guerre d’Algérie, il découvre Israël. Il découvre un Israël, une « terra incognita » ou plutôt une terre à l’opposé des prescriptions hostiles enseignées au jeune Jean-Pierre. Un univers mental se déchire, un autre s’ouvre. Une histoire s’effondre, une autre surgit comme l’eau d’une source nourricière.  « Le voyage interdit » raconte cette découverte, fouille le passé de l’auteur, explore sa fausse conscience et plonge dans ce qui nourrit son identité retrouvée. A travers cette histoire singulière située au cœur des passions qui ont ravagé le XXe siècle, Jean Pierre Lledo questionne cette énigme récurrente : comment Israël a-t-il pu renaitre de sa dispersion, relégation, extermination, effacement ? Et si l’histoire juive questionnait l’histoire, la nôtre, celle du monde ?

Ce film exceptionnel est un hommage unique pour une destinée hors du commun : celle d’un peuple unique parmi les nations. Monté par Ziva Postec, la monteuse de « Shoah », ce film dit une renaissance, une reconstruction, celle qui a fait suite à la tentative de destruction, par Nabuchodonosor, Titus, Hitler, Staline et tant d’autres. Ce fil d’histoire trouve son narrateur, en mettant en valeur les jalons symboliques de cette épopée : Kippour, Hanoucah, Pourim, Pessah. S’il fallait trouver une image pour cette œuvre, Israël, le voyage interdit, je dirai que c’est celle d’une boucle magique, une alliance, qui se ferme et trouve, enfin, son harmonie.

 

Jacques Tarnero.

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Shmuel Trigano, sociologue. Tel-Aviv

(Professeur émérite des Universités)

J’ai eu l’occasion de visionner en projections privées à Tel Aviv, en 2016, 2017 et 2018, les 3 premières parties, intitulées Kippour, Hanouka et Pourim, du film de Jean Pierre LLedo Israël le voyage interdit . C’est une œuvre dont la perspective est absolument inédite. Elle  nous invite à la découverte d’Israël tel qu’il se révèle à un esprit qui a baigné dans l’atmosphère d’un pays arabe, l’Algérie, et qui découvre avec une stupéfaction tranquille ce que son pays d’origine – qu’il a quitté tardivement pour fuir le terrorisme islamique – lui a toujours caché en falsifiant sa réalité. Ce voyage est d’autant plus intéressant que le cinéaste, dont nous suivons les pas et les expériences, se découvre en même temps  d’origine juive par sa mère, comme dans une sorte de transmutation de sa conscience et de reconquête de l’identité dont il a été sevré. Le film développe ainsi une triple thématique, arabe, juive et israélienne, dans une sorte de croisement de perspectives qui, en règle générale, s’oppose.

 

Shmuel Trigano.

 

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Rachel Israël, Psychanalyste PhD, Psychologue. Tel-Aviv

 

Quand on franchit l interdit…

 

Chers Jean Pierre et Ziva,

Comment exprimer l’impatience avec laquelle j’attends de voir votre film “ Israël, le voyage interdit”, terminé et offert au public?

 

Vous m’avez donné le privilège de voir, à Tel- Aviv, en projection privée, les deux premières parties (Kippour et Hanouka), et ce fut pour moi une expérience émotionnelle très forte – le mot qui conviendrait le mieux serait même: une expérience élationnelle. Car, Jean Pierre, tu as réussi a montrer le retour d’un Juif à son essence historique, culturelle, et géographique, et ce faisant, tu as déroulé, aussi finement que savamment, l’Histoire juive, son mode d’être au monde, sa sociologie à la fois diverse et unie, son rapport aux autres peuples et cultures, ses particularités et son universalité, ses douleurs et ses espoirs, et tu as démonté, sans idéologie ni recours aux généralités symboliques, les préjuges et les méconnaissances liés a la naissance et au développement de l’Etat d’Israël, jusqu’à aujourd’hui.

 

Et tout cela, par monstration, sans aucune démonstration, avec la sincérité et l’authenticité de qui cherche à se comprendre soi-même, et observe son propre cheminement mental et spirituel pour en porter témoignage, sachant qu’il nourrira ainsi les réflexions des spectateurs, à la fois différents et semblables.

 

Mais, en tant que psychologue et psychanalyste, une autre dimension m’a fascinée : la mise en œuvre, au sens fort du mot, de la transmission de père à enfant, ici de père à fille, qui est au cœur de l’Histoire des peuples, et spécialement au cœur du peuple juif. Et qui est aussi au cœur du film. Transmission dialogique, émotionnelle, complice, pudique, irrépressible, qui évolue et s’approfondit. Et pour transmettre, il faut d’abord se mettre au clair avec son héritage et avec sa lente, difficile, ambivalente, insistante, méandreuse, mystérieuse métabolisation. Ce que fait l’auteur du film, en se regardant en abyme, lui au présent, au présent mouvant de la création artistique, vibrante des compréhensions et des échanges, et lui au passé, aux moments de sa patiente découverte d’Israël, peuple et terre. Or, ce décalage est celui de tout sujet humain quand il veut saisir sa vie comme vecteur de sens, y inclut souvent d’étranges sens, grevés de secrets montant vers la conscience.

 

Et je terminerai en parlant du montage, car le montage me semble, comme le style d’une écriture, l’art de révéler précisément les sens profonds d’une œuvre filmique. Et là, Ziva , tu réussis pleinement, par la dynamique et les rythmes qui sont ta griffe, à traduire l’expérience existentielle de Jean Pierre, et à nous amener, nous les spectateurs, –  les voyeurs, les témoins de ce témoignage et de tous les autres témoins qui le croisent et lui parlent – à plonger dans nos propres souvenirs, nos propres sentiments, parfois jusqu’aux larmes…

 

Donc, un immense merci à vous deux, mes amis Jean Pierre et Ziva, et je vous souhaite de tout cœur de pouvoir terminer sans tarder cette grande œuvre, en espérant partager à vos cotés la Première et vibrer encore aux dernières parties. Freud  écrivit: “ Quand je me trouvai sur l’Acropole et que j’embrassai le paysage du regard, il me vint subitement cette étrange idée: Ainsi tout cela existe réellement comme nous l’avons appris à l’école! “ . Eh bien, toi, Jean Pierre, tu as découvert qu’Israël existe bien, tel que tu en rejetais le pressentiment, et tu as décidé de franchir l’interdit, pour notre chance…

Rachel Israël.

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Claude Birman, professeur de philosophie juive. Paris.

 

Israël, Terre d’Espoir.

 

1-J’ai assisté avec grand plaisir à la projection privée de décembre dernier de la quatrième partie du film ‘’Israël, le Voyage interdit’’, réalisé par Jean-Pierre Lledo et monté par Ziva Postec. J’y ai retrouvé les qualités rares que j’avais déjà remarquées naguère lors d’une projection d’un autre de ses films.

 

2- Il y a d’abord la beauté des images, qu’il s’agisse de paysages ou de portraits.

Elle révèle certes une habileté, mais aussi et d’abord un amour de la nature et des gens, sublimés ici par l’amour de la Terre d’Israël et de son peuple, – dont des individus choisis divers sont filmés avec respect et patience. Même une autoroute ou un étal de légumes au marché, sont filmés sans hâte, assez posément pour laisser apprécier leur qualité, avec un discret émerveillement persistant quant au récent miracle de la renaissance de l’Etat juif, après deux mille ans d’ankylose, d’oppression cruelle, et d’occultation.

 

3- Cette patience caractérise chacune des séquences du film, qui se suivent simplement, sans artifice de construction. Certaines scènes sont plus marquantes, comme celle de ce journaliste de Métula, qui expose sur le terrain les tensions militaires avec le Hezbollah libanais et la désinformation européenne qui les aggrave. Entouré des siens, cet homme fort et humain parle en longeant la clôture grillagée frontalière, côtoyant le danger, saluant aussi simplement des promeneurs libanais en face, sans vaine colère mais avec émotion et détermination.

 

4- Et puis la caméra l’accompagne par un chemin montant, raide, aride mais ensoleillé, jusque sur les hauteurs de ruines mises à jour en 1974 seulement, de la ville juive antique de Mérot, citée par Flavius Josèphe, et d’où la vue est aujourd’hui superbe en contrebas.

L’on s’assied avec lui au lieu de l’ancienne synagogue d’avant l’ère commune, et il nous y montre une merveilleuse mosaïque retrouvée au sol, représentant l’agneau et le loup, et comportant le verset gravé d’Isaïe, exactement tel qu’on le lit toujours aujourd’hui ! Ainsi en une séquence de vingt minutes peut-être, nous est-il permis de conjuguer sans heurts actualité brûlante et Haute-Antiquité, et d’éprouver sans emphase l’évidence de la continuité persistante et pacificatrice, de trois mille ans d’identité juive.

 

5- Parmi d’autres séquences émouvantes de ce film, il y a la tendresse des entretiens apparemment anodins, mais en vérité fort profonds, avec divers passants au marché, ou assis en terrasse. Un Ouzbek souriant, inattendu, signale qu’il a été trente ans régisseur pour le théâtre et le cinéma…en France. Deux jeunes femmes agréables, nées en Israël, mais d’origine yéménite, parlent de leur regret de ne pas pouvoir visiter ce pays, aujourd’hui en proie à une triple guerre atroce, et aussi inhospitalier que lorsque leurs grands-parents durent le fuir jadis, lors de la fameuse opération “Tapis volant “. L’une d’elles parle le français, qu’elle a appris lors de deux semestres universitaires en …Californie !

 

6- Mais voici d’aimables Afghans jouant aux cartes et rappelant que c’est ici, à Jérusalem, qu’ils sont chez eux en paix, même hantés par la menace terrifiante des dictatures haineuses et féroces qui les cernent. Certes ces Juifs orientaux sont choisis pour rappeler qu’Israël n’est pas une « colonie occidentale » abusive en Asie, comme le prétend une sombre propagande mensongère. Mais comme justement la population juive israélienne est en large part originaire d’Afrique et d’Asie, il n’y a pas à chercher loin pour les trouver !

De là cette séquence merveilleuse de marchandage avec un affable artisan afghan joailler exhibant une minuscule balance pour montrer le poids d’argent d’une jolie mezouza.

 

7-Il est bon ainsi au passage de nous signifier que le Moyen-Orient n’est pas seulement le champ de bataille actuel de sauvages enragés et d’une férocité illimitée, mais d’abord l’héritage de très anciennes cultures, dont la sagesse et la douceur pourraient refleurir partout à la condition d’un peu de sécurité et d’éducation.

« Comme une rose au milieu des épines », Israël, sa société multiculturelle dynamique, et son Etat démocratique, demeurent, en dépit de multiples et graves difficultés intérieures et extérieures, une authentique Terre d’Espoir.

Claude Birman.

 

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Liliane Messika, écrivain. Paris.

 

Le 16 décembre 2018, j’ai eu le privilège d’assister à une projection privée parisienne du quatrième opus (intitulé Pessah) du film de Jean-Pierre Lledo, Israël le voyage interdit.

Il s’agissait d’une version avant les finitions, mais cela n’a pas empêché la magie d’opérer.

Ce long documentaire est calibré comme une croisière méandreuse sur les sables, dans les villes, dans LA ville de tous les rêves et de tous les fantasmes, Jérusalem, et le long des paysages d’Israël. Il ne se regarde pas, il se vit, il se ressent et il émeut au plus profond.

J’espère vivement qu’il sera bientôt disponible en France (avec les trois épisodes précédents, que je n’ai pas eu la chance de visionner) car j’aimerais y amener tous mes proches pour partager avec eux cette expérience.

Il est rare de se trouver face à un spectacle si long, si dense et d’en sortir plus intelligent, tout en ayant faim d’encore. Après tout, c’est peut-être ça, l’intelligence, d’être capable de la découvrir, de l’apprécier et d’en redemander !

Liliane Messika.

 

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Raymond et Josette Said, médecins. Tel Aviv.

 

Bonsoir Ziva et Jean Pierre,

 

Votre film, c’est-à-dire sa 4ème partie ‘’Pessah’’, est riche de cette humanité qui transpire au travers de tous les protagonistes. Qu’ils soient du Nord comme ce personnage qui se bat contre la désinformation et qui nous fait partager son enracinement dans cette terre qu’il aime tant ou du Sud comme ta tante, avec une verve presque pagnolesque, et qui dévoile une partie de ton histoire familiale…

Sans compter bien sûr les rencontres au Marché aux puces de Yafo avec ces gens venus des quatre coins du monde et qui racontent leur parcours simplement mais de façon tellement touchante.

Et leur dénominateur commun, est cette réponse à ta question : Pourquoi êtes-vous venus en Israël ?’Mais parce que nous le disons dans nos prières dans la hagada de Pessah en particulier : l’année prochaine à Jérusalem !’’. Cette évidence qui visiblement n’en était pas une dans tes référentiels est pourtant en prise avec un des principes du judaïsme : mettre en accord intentions et actes.

Mais les  » héros » de ce film sont en fait ta fille Naouel et toi. Son voyage que l’on sent réservé au début, se poursuit par un questionnement tout le long de votre périple et se termine par cette scène à Jérusalem où elle s’incorpore complètement à un groupe de jeunes chantant et dansant par milliers devant le Kotel, le soir du 50ème anniversaire de la libération de Jérusalem. Elle donne au spectateur le sentiment qu’elle s’est appropriée sinon ce pays ou ses habitants les Israéliens, du moins son et ton histoire.

Enfin toi pudique, tout aussi sur la réserve, tu nous livre délicatement mais de façon très émouvante, ta démarche vis à vis  non seulement d’Israël mais aussi de ta judéité. Ce film nous livre aussi en filigrane tes probables douleurs avec ton milieu familial. Mais tout accouchement ne se fait-il pas dans la douleur?

Le rôle de ta fille est loin d’être négligeable. Elle est le catalyseur. Elle te permet d’expurger tes vieux Démons algérianistes et communistes en te donnant en quelque sorte sa caution apaisante.

Nous pourrions conclure en disant que c’est un magnifique voyage initiatique d’un déraciné au pays des enracinés.

Juste un mot pour dire que pendant toute la projection je faisais un parallèle entre sa construction et celle de ‘’Shoah’’ de Lanzmann. Toutes nos excuses à Ziva d’avoir ignoré qu’elle en avait aussi signé le montage, et de ne pas avoir su son magnifique parcours cinématographique.

Mille mercis à vous deux.

Raymond, Josette

 

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Daniella Pinkstein, Ecrivain, Journaliste, Enseignante. Paris.

 

A propos « D’Israël, le voyage interdit » de Jean-Pierre LLedo

J’ai visionné à Paris « Pessah », lors d’une projection privée, le 16 Décembre dernier. Ce film symbolise une vraie traversée. Le film est exceptionnel pour ce qu’il met en lumière, sans empressement, sans emphase non plus, mais avec la conviction solide de ce qui « juste », a contrario de l’in-juste, dont les média se gavent avec plus hystérie chaque jour, dès qu’il s’agit d’Israël.

Ce film m’a émue de bout en bout, des émotions inexpliquées soudain sous un autre jour, un cheminement dans lequel je me suis retrouvée, comme si le parcours de Jean-Pierre Lledo était aussi le mien. C’est là l’épopée de tout un peuple et de chaque juif tout à la fois qui ne savent comment le flot de l’histoire les ramènent encore à la rive, et que ce film leur démontre avec grâce et la plus sensible intelligence.

Il n’existe pas de parcours exemplaire, ni de vie hors du commun, tant chaque vie recèle de secrets, de mystères, possède son cheminement toujours improbable. Il y a cependant, dans l’extraordinaire parcours de Jean-Pierre Lledo un mystère supplémentaire : celui de recouvrir une trajectoire incroyable, presque biblique, tant il est – de façon flagrante – le parcours tout à la fois d’un individu et de tout un peuple, avec ses croyances, espoirs, errements, échecs, victoires, et finalement incontournable lucidité.

Je connais les œuvres filmiques et écrites de Jean-Pierre Lledo que j’admire, tant pour leur justesse que pour leur courage, mais cette série de films touche à mon extrême intérêt et la difficile compréhension des paradoxes de l’unité d’un peuple et d’une terre.

J’espère ardemment pouvoir admirer ces quatre films dans une salle française, car ils sont une œuvre à part entière, et laisse enfin entrevoir sous d’autres perspectives cette énigme qu’incarne la pérennité d’un tel peuple.

Daniella Pinkstein.

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Claude Berger, écrivain, musicien. Paris.

 

« PESSAH »

 

Israël charnel, je suis ressorti bouleversé de la quatrième partie du film de Jean-Pierre Lledo « Israël, le voyage interdit« , projeté en privé le 16 Décembre 2018 à Paris, partie intitulée Pessah, le passage vers la vie, vers la survie, vers le franchissement de tous les déserts, de toutes les impasses.

 

Ce film est bien plus qu’un argumentaire en faveur de l’existence d’Israël, il est l’illustration d’un « miracle » au sens où l’entendait Chateaubriand qui, à Jérusalem,  devant de vieux juifs qu’il qualifiait en 1806 de » maîtres légitimes de la Judée réduits à l’état d’esclavage dans leur propre pays », estimait bien avant la Shoah, que leur ténacité dans l’espoir de refondation d’Israël était de l’ordre du « miracle ».

 

Jean-Pierre Lledo nous relate ce miracle, lui-même en étant un acteur. Si « La question juive » est un livre qui, dans la foulée des pamphlets antisémites, met la présence et l’existence des Juifs en question, les Juifs doivent se poser une autre question: » la question des Juifs ou comment ne pas intérioriser notre propre mort » et face aux antisémitismes ou antisionismes mortifères, comment retrouver le sens originel de notre parole à usage universel afin de  l’élever pour la transmettre aux nations inconscientes d’elles-mêmes. L’auteur du film a vécu ce chemin et  le restitue au travers d’images, ici une synagogue antique retrouvée, là des visages, là une jeunesse en fête malgré une hostilité continuelle du monde ancien.

 

Ce film de la judéité retrouvée au quotidien dans la refondation d’Israël doit faire date et comble le silence et le deuil imposés par « Shoah ». Nul doute qu’il deviendra un acteur déterminant de « notre retour ».

Claude Berger

 

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Mireille Hadas-Lebel, historienne de l’histoire juive ancienne. Paris.

 

Cher Jean-Pierre Lledo

 

J’ai été passionnée par votre film et n’ai pas la distance ou les compétences nécessaires pour le juger autrement que comme une spectatrice engagée. D’Alger à Jérusalem, votre film dit bien votre itinéraire très particulier. La découverte de votre famille et d’Israël est d’autant plus émouvante que vous avez là des personnes qui s’expriment très spontanément et avec beaucoup de naturel.

De même pour votre fille qui ne cache pas ses réticences du début. Pour moi qui ne viens pas d’Algérie , l’évocation des massacres de juillet 1962 me paraît bien occultée aujourd’hui ( j’ai plus entendu parler de Sétif). Bien à vous.

Mireille Hadas-Lebel.

 

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Tony Lévy, historien. Paris.

 (Mathématiques hébraïques dans l’Espagne musulmane).

 

Bonjour,

J’ai trouvé ce premier épisode épatant. Ta fille « crève l’écran », d’autant qu’elle est le cœur de ce premier chapitre de « ton » histoire.

Tu as choisi de scander ce quadruple documentaire à partir de quatre « temps » (mo’adim)  juifs « religieux », ce que j’apprécie pour ma part. Tu n’ignores évidemment pas les rapports complexes entre sionisme et religion. Pourras-tu maintenir cette tension dans ton récit ? Denis Charbit, dans le passage où tu l’interroges, en donne un aperçu émouvant et léger quand il se met à chanter des moments de la liturgie de Kippour, en attendant avec impatience le moment de se retrouver à la synagogue, quand bien même il se dit « athée » !

Très cordialement à tous deux, Ziva et toi.

Tony Lévy.

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Mordekhaï Msika, architecte, plasticien. Paris.

(Auteur du projet d’un Centre d’Histoire et de Culture des Juifs des pays d’Islam à Jérusalem).

 

Ayant assisté à la projection de deux des quatre parties de la quadrilogie « Israël, un voyage interdit », soit la première « Kippour » et la quatrième « Pessah« , j’ai hâte de voir les deux autres, soit: « Hanouka » et « Pourim« .

Il y a la une approche cinématographique originale, au-delà des clichés et des évidences habituelles, pour la découverte d’Israël, de son mystère, de son miracle même, découverte à laquelle participe le spectateur, au même rythme que le réalisateur qui tient la camera. Voici le témoignage tranquille de ces Israéliens rencontrés, hommes et femmes, jeunes et vieux, qui répondent sur un ton enjoué, avec des rires et des clins d’œil, mais qui cachent pudiquement une gravité insondable, d’une couleur proprement biblique, comme une Torah vivante faite de héros modestes, ayant forgé l’histoire, une histoire extraordinaire, en attente d’écriture, comme un complément indispensable à ce Pentateuque qui se déroule et qui se lit à longueur d’année. L’histoire d’une liberté et d’une indépendance reconquises, construites, partagées, naturelles. L’histoire d’une victoire, d’une lumière rétablie et dans laquelle on baigne. Une légèreté et une simplicité précieuses, à expérimenter par la magie du cinéma !

Mordekhaï Msika.

 

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Nidra Poller, écrivain, journaliste, Paris.

 

Le chemin tracé depuis Kippour – le premier volet de l’œuvre Israël, voyage interdit que j’ai visionné en Octobre 2016, et Pessah, que j’ai eu la chance de voir en décembre 2018 – est passionnant et éclairé. Comment dire en quelques lignes la vertu de l’œuvre qui s’achève à Pessah, le deuxième nouvel an du calendrier juif ?

Pessah c’est la naissance du peuple juif libéré de l’esclavage, de toutes les formes de servitude et d’idolâtrie, mais aussi la renaissance de Jean-Pierre Lledo  qui a franchi pas à pas les obstacles dressés sur son chemin. Ce n’est pas une commémoration de notre libération, c’est son actualité.

Le point de départ d’Israël, voyage interdit c’est le blocage, pour des raisons géopolitiques et idéologiques, de la transmission. A travers cette œuvre salutaire Jean-Pierre Lledo arrive, au bout du chemin, à se transmettre le judaïsme qu’il s’était interdit tout en le transmettant à sa fille. Il répare la coupure du lien avec son oncle qui avait fait son alya en 1961.

 

En complicité avec Ziva Postec, la chef monteuse de Shoah, il converse avec Israël et son peuple de retour sur sa terre après les siècles de dispersion. Lledo fait de son histoire personnelle tronquée et réparée un don précieux à Sion. Il montre – à un monde le plus souvent coupé de son héritage juif universel – les bienfaits d’une remise en cause de l’identité qu’il s’était forgée – algérienne, communiste, antisioniste et pro-palestinienne – qui aurait pu perdurer si la menace de mort des islamistes n’avait pas imposé sa fuite hors d’Algérie.

Face à la menace qui pèse aujourd’hui sur nos démocraties, l’œuvre de Lledo nous montre la voie de sortie de l’idolâtrie mortifère de la haine d’Israël. S’il fallait définir d’un seul mot cette œuvre ce serait « l’intelligence ». L’image au service d’un esprit qui cherche liberté et lumière. Le questionnement qui met en valeur chaque personne filmée : des savants, des gens simples, des survivants et ceux qui font le deuil des combattants tombés sur le champ d’une bataille sans fin.

Nous qui aimons Israël en sommes comblés. Et ceux qui le détestent sont invités à confronter leurs préjugés à la réalité d’Israël filmé du Nord au Sud, dans la diversité de ses décors et de ses diverses populations.

Nidra Poller.

 

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Marie GRINDEL, Psychanalyste (Association Analyse Freudienne). Paris.

 

J’ ai vu trois films sur les quatre de la quadrilogie « ISRAEL, LE VOYAGE INTERDIT » de Jean-Pierre LLEDO, à savoir ceux dénommés : « KIPPOUR » en Octobre 2016 a Paris (1ère partie), « HANOUKKA »  (2ème partie),  lors d’un voyage a Tel-Aviv en Avril 2018, et « PESSAH » (4ème partie), le 16 Décembre 2018 à Paris.

Ces trois films que j’ai vus sont le fruit d’un travail considérable et d’une richesse inouïe.

C’est un travail pionnier qui montre la quintessence de ce qu’est l’état d’Israël, de la diversité et la grandeur du peuple Juif dans sa terre d’Israël, du travail colossal accompli dans ce qui était, il y a à peine 70 ans, dans sa majorité, une terre désolée et en friche.

 

Marie GRINDEL

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Michel Gad Wolkowicz, Psychanalyste, Professeur, Président de Schibboleth. Paris.

 

Chers Jean-Pierre et Ziva,

 

Vraiment grandes félicitations. C’est un très important et très beau film, cette première partie Kippour, vue hier dans la très belle salle MK2 du Grand Palais.

Il transmet de façon passionnante et bouleversante un parcours singulier qui rencontre la grande Histoire, celle d’un peuple et d’une Nation, qu’il portait déjà depuis longtemps sans le savoir. Comme tu l’as dit en préambule, Jean-Pierre, tu es « rentré », pas « entré ».

 

Tu as offert à ta fille de partager ton intime expérience en l’accompagnant à refaire avec toi ce parcours avec le tournage du film, avec sa présence tendre auprès de toi, en étant à la fois sa propre voix et porteuse de la tienne avec ses questions à la famille, avec ce qu’elle traduisait de ce que tu demandais, en portant son regard et son sourire. Une transmission sur le vif.

 

Et puis il réalise votre magnifique rencontre à vous deux, Ziva et toi.

 

Merci de ce cadeau, de cette générosité.

Shana Tova !

 

Michel Gad Wolkowicz.

 

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Hortense BILE, et Ismaël YAYIR KOHEN, Paris.

Présidente et Vice-Président de l’Association Multiculturelle de Juifs Noirs

AM-ISRAËL-FARAFINA(AMIFA)

 

Cher Jean-Pierre, Chère ZIVA,

Nous ne vous remercierons jamais assez de nous avoir invités à Paris aux projections privées de votre film, pour la première partie, le 7 Octobre 2016, et pour la quatrième partie, le 16 Décembre 2018. Nous avons été très émus par ces magnifiques projections qui nous ont permis de découvrir ISRAËL, après la création de cet Etat en 1948, et ceux qui quittèrent définitivement leur pays d’adoption pour construire et bâtir à mains nues cet Etat, héritage de leurs Patriarches.

 

Nous sommes heureux de constater, à travers votre œuvre, que le terme Juif n’est pas systématiquement  identifié à une religion, ni à une couleur, et amène à s’interroger sur les conditionnements des comportements existentiels et réels du monde Juif Arabe.

Cette symbiose de l’Histoire Juive, sans ambages, ni maquillage entre les fêtes de Tichri, Kippour, le Tikoun, et les fêtes de réjouissances  Hanouka et Pourim, sans oublier Pessa’h, indique que le « destin d’ un homme, n’est pas dans la main d’ un autre homme« .

Autrement dit, nul ne peut faire disparaître la Terre d’ISARËL de la carte du Monde.

Merci à tous les deux, infiniment Merci, Merci, Merci pour cet éclairage.

 

Hortense BILE, et Ismaël YAYIR KOHEN.

 

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Après la projection privée de la 1ere partie du film à la Cinémathèque de Jérusalem,

le 7 Juillet 2019.

Oriella Bliah

Animatrice de l’Association OneFamily qui vient en aide aux victimes du terrorisme et à leurs familles

MAGNIFIQUE !

Ton film m’a émue, fait rire, appris, fait découvrir, mise en colère

Bref une vague de sentiments qui ont fait que ton film m’a marquée

 

D’abord par la beauté des images et des sons. Même les odeurs de notre pays transpirent dans tes images.

 

Emue devant ta modestie, ta recherche, tes questions, tes amours

Devant ta fille qui se cherche et va surement se trouver et se découvrir (très jolie et intelligente; sensible et émotive soit dit en passant). Ses caresses a ses cousines inconnues et nouvelles même si elles sont inconscientes parlent

Devant les histoires d’Algerie et de familles

Devant tes recherches; tes remises en questions

Devant ton honnêteté

 

Mise en colere face à l’oubli de la terreur qui elle ne se laisse pas oublier de ceux qui l’ont vécu

Le cri de Suzette que je connais bien par One Family,  hélas, qui ne peut laisser personne indifférent.

Par le rejet, l’ignorance et la manipulation des hommes face aux faits historiques prouvés et vérifiés et vérifiables

Par le fait que vous n’ayez pas été pris au festival de Jérusalem.

 

Bravo pour les interviews de Denis Charbit, d’Ilan Greisalmer et de Boualem Sansal.

 

Bref j’ai aimé ce film

On attend avec impatience les suivants

Ces 2h20 je crois ne se sont pas faites sentir….

 

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Michael Wygoda

Cadre du Ministère de la Justice et enseignant du Talmud

 

צפיתי מרותק בסרטו של יידו. ביד אומן הוא פורש את מורכבות הקיום היהודי בעידן התקומה. מעמיק ומרגש! יצירת מופת!

מיכאל ויגודה

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Ilan Greilsammer , Politologue

J’ai trouvé le film passionnant, et étonnant, avec ta voix grave qui raconte, avec la famille que tu redécouvres, avec la présence de ta fille Naouel. Je connaissais bien sûr l’histoire de ta redécouverte de ton identité juive et d’Israël après tellement d’années d’éloignement et d’aliénation. L’histoire est très belle et très émouvante, La partie avec Boualem Sansal est remarquable. Le film est très bien filmé, les images sont très belles et le montage de Ziva excellent, on voit que c’est une « pro » qui l’a fait.

Bref, c’était à la fois très  intéressant et très émouvant….

 

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Stéphane Amar, journaliste

 

Merci encore pour votre invitation. J’ai passé un moment merveilleux et votre film continue encore de m’habiter ce matin.

C’est une œuvre passionnante, je n’ai pas senti le temps passer. Jean-Pierre, tu possèdes la rare faculté de t’effacer devant ton interlocuteur tout en lui offrant une oreille fine et attentive. Le résultat est épatant. C’est un florilège de témoignages bouleversants, informatifs, iconoclastes. Naouel apporte une vraie touche de fraîcheur et ses questions sont toujours très pertinentes. Vous avez parfaitement rempli votre feuille de route, bravo ! Je vous souhaite de tout cœur une diffusion la plus large possible. Le film le mérite.

J’ai été très touché par le témoignage par téléphone de Madame Bénichou, sur le massacre du 5 juillet 1962 à Oran. Il se trouve que c’est la mère d’un rabbin auquel je suis très attaché, le rav Ben Ichaï, le père de Ruth Fogel. Je lui ai parlé du film hier matin et il m’a donné des détails sur cette journée du 5 juillet 1962…..

 

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Raphaël Israéli, professeur à l’Université de Jérusalem

 

Merci Jean-Pierre pour la splendide soirée d’hier ainsi qu’à votre compagne Ziva pour le travail d’extraordinaire qualité que vous avez accompli tous les deux.

Le film (bien que ce n’est que le quart de sa longueur) était si riche, convaincant, honnête, multilatéral, compréhensif et objectif qu’il ne manquerait pas de persuader n’importe qui de sa véracité et objectivité. Magnifique photographie, enthousiasme, sensibilité humaine et artistique  se manifestaient à chaque scène.

Moi  (et mon épouse d’ailleurs) avons été particulièrement touchés  et bouleversés par l’évolution et métamorphose de votre fille épatante et de vous-même à travers le film.

On ne pourrait pas penser à un document plus pesant pour faire de la ‘’hasbara’’ pour Israël, le judaïsme et le sionisme, ni à un moyen plus écrasant pour pénétrer la muraille de haine et d’antisémitisme aussi bien dans le monde Arabe qu’à travers l’Europe.

 

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Zvi Mazel, ex-ambassadeur

Je crois que ce qui caractérise ce film est qu’ à travers les rencontres avec les membres de la famille et les visites des endroits clés d’Israël se dégage un amour infini du Judaïsme et d’Israël et ceci est présenté avec beaucoup d’authenticité et de sensibilité.  On a pu voir comment votre fille avait du mal croire que ce qu’elle voyait et entendait était le méchant Israël que laissaient entendre les média français et internationaux.

J’espère que tu pourras achever le financement de la 4ème partie du film qui devrait être présenté aussi devant des publics non juifs.

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Freddy Eytan, ex-ambassadeur, 

Directeur du CAPE de Jérusalem (Centre des Affaires Publiques et de l’État)

Je me joins à nos amis pour te féliciter une fois encore pour la réalisation de ton film. Bien que je n’aie vu qu’une première partie on ressent toute ta sensibilité de traiter le problème et surtout ton amour profond pour le septième art…

Tes commentaires à la première personne renforce aussi les images transmises en voiture sur les « chemins tortueux » d’Israël…

Ce film est un merveilleux message contre la délégitimation et la négation de l’Etat Juif et du judaisme. Il pourrait bien entendu contribuer à notre Hasbara.

Enfin, une remarque, je regrette que dans cette première partie tu n’aies pas inséré des images d’archives pour donner à cet important film tout son mérite et renforcer sa crédibilité sur tous les plans.

Une fois encore toutes mes félicitations pour le travail de longue haleine accompli.

 

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Nathalie Szerman, collaboratrice à MEMRI

 

J’ai été touchée par la poésie, l’humanité et l’humour de nombreuses séquences. Boualem Sansal est merveilleux à l’écran, et la séquence où il court derrière sa kippa au Kotel est digne d’une séquence d’anthologie.

 

Les nombreux plans d’extérieur, de paysages, de villes, de route sont agréables, informatifs et poétiques…

Votre fille a une présence merveilleuse à l’écran et son regard est indispensable.

Le film ayant su éviter l’écueil communautariste par son regard neuf (grâce à votre fille notamment), il est visible pour des non-Juifs, ce qui en fait un film de très grande valeur.

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Jacqueline Rebibo, Présidente de la Loge BB Gamzon à Jérusalem

QUEL BON SENTIMENT AI JE EU D’ANNULER UN ENGAGEMENT ET D’ÊTRE VENUE A VOTRE INVITATION ET AINSI  POUVOIR ASSISTER ALA PROJECTION DE VOTRE FILM, ZIVA, TA FILLE ET TOI.

QUELLE SENSIBILITE DANS CE FILM,

QUEL RETOUR SUR TA VIE QUE JE NE CONNAISSAIS PAS,

QUEL PARCOURS A ETE LE TIEN !

QUELLE HASBARA A DIFFUSER EN FRANCE EN PARTICULIER !

ET EN ALGERIE ?

QUELS TEMOIGNAGES EMOUVANTS ET VERIDIQUES !

BREF UN EXCELLENT FILM DOCUMENTAIRE REUSSI, AVEC DES PRISES DE VUES MAGNIFIQUES.

KOL HAKAVOD ET BEHATZLAHA.

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Aline et Rav Haïm Sultan

(Renée Sultan, mère de Haim Sultan, et cousine de ma mère, a été tuée dans un bus, lors d’un attentat-Kamikaze à Jérusalem en 2003).

זיווה וגיאן פייר היקרים מאוד

שלום וברכה

קשה לתאר במילים אצת גודל ההתפעלות שלנו ממפעלכם הכל כך יפה כל כך מקצועי ובעיקר כל כך אמיתי.חז »ל לימדו אותנו שניכרים דברי אמת .האמת הגדולה שלכם החיפוש הכל כך פשוט וכל כך עמוק שלכם הביא אותנו לתובנות חדשות ומחודשות גם לאחר עשרות שנים שאנחנו זוכים לחיות בארץ הנפלאה הזאת.

ראינו אתמול תיאור של התהליכים של התשובה שהרב קוק מדבר עליהם :תשובת העם לארצו תשובת העם לעצמו.

תודה על כל מה שלמדנו ומה שעוד נלמד.לסיום אי אפשר לא להתייחס לפן האישי של הדברים .נדמה לנו שאמא שלנו הי »ד הוסיפה על זכויותיה הרבים את הזכות להוות גורם בתהליכים הנפלאים האלו.

תודה מכל הלב על ששיתפתם אותנו. אנחנו מתפללים שריבונו של עולם יתן לכם כוח ויכולת להביא את כל המפעל עד תום .

בברכה רבה .אלין וחיים סולטן

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Lia Koch Stolov

Collabore aux Rencontres Inter-religieuses qu’organise depuis de nombreuses années et avec un succès grandissant, son époux Yehuda Stolov, entre juifs et musulmans israéliens et palestiniens.

 

שלום זיוה וזאן

אני כותבת לכם יממה אחרי ההקרנה.

הגעתי כשאשתו של יהודה סטולוב ( מנהל האגודה למפגש בין דתי).

אני משתפת בכמה מחשבות לא מסודרות.

ראשית מאד אהבתי את הקצב של הסרט, הצילום האיטי, הקלוזאפים לאנשים , הן האטיות והן הקרבה לפנים בצילום יוצרים מעין חוטים המושכים פנימה את הצופה.

חלק המצילומים בעיקר בתא יפיפיים , האור, האנשים, צלילי המטקות..

הכוכבת הסרט היא בתך. נאוויל. רציתי לחבק אותה , היא חכמה, רגישה, פתוחה באופן בלתי רגיל לעולם, יפה, בקצור מדהימה.

יש לה חשיבות עצומה בסרט.

הסרט עוקב אחר גלויי הבמאי את שורשיו. אני אישית נמשכתי לספורים האישיים כמו של הדודה באשדוד, פחות משך אותי הדיונים ההסטוריים למרות שברור מה חשיבותם.

הייתי שמחה לדעת יותר על הרקע של הבמאי, אם בכלל נשמר קשר עם קרוביו בארץ כשהיה ילד באלגיר ועוד. לא רק שלא בא לבקר בגלל הסכסוך הישראלי פלסטינאי.

הסרט אותנטי, לעיתים ארוך מדי…

תודה ואשמח לראות את כל שאר החלקים. הרבה הרבה הצלחה ליה

 

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PASCALE   ZONSZAIN, Journaliste

J’ai beaucoup aimé ce premier volet du « Voyage interdit ».

Tu filmes Israël comme tu avais filmé l’Algérie, avec une sorte de lenteur, qui donne au spectateur le temps de pénétrer dans ce périple. C’est d’autant plus surprenant pour un spectateur israélien, que cela nous oblige à sortir de notre rythme habituel.

Débarrassé de toutes les scories et  interférences, on se recentre sur l’essentiel, sur les fondamentaux.

On découvre (ou redécouvre) le pays à travers le regard de ta fille Naouel, qui pose des questions simples, obligeant ses interlocuteurs à répondre avec sincérité. Ton commentaire, comme les réactions de ta fille sont authentiques, sans filtre.

Tous les personnages sont attachants, chacun à sa manière.

Le sourire de Ziva ajoute encore à l’atmosphère de douceur qui se dégage du film.

J’attends la suite avec impatience….

 

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RAV Jacques Grunewald

Formidable. Vous avez une famille formidable, votre fille bien sûr mais aussi tous les autres. Et la façon par laquelle vous les avez fait jouer, ou vous avez réussi à ce qu’ils jouent dans ce premier film ne l’est pas moins. Vous m’avez fait découvrir un Jérusalem que souvent je ne connaissais pas et j’ai d’autant plus apprécié vos enseignements sur le conflit que je viens de terminer un livre sur le narratif palestinien. Mais je ne compte pas. Ce qui compte ce sont la masse des gens à qui vous saurez enseigner le vrai.

Petit détail à rectifier si c’est possible: le Kotel n’est pas un des murs du Temple mais du soutènement du Temple. Du Temple lui-même, il ne reste rien….

 

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Ce documentaire, ce récit et cette évolution  ont été très prenants. La création de cette ambiance où on pénétrait avec les personnages, où on est entré dans l’intimité de cette saga personnelle, avec ces paradoxes absolument passionnants, comme lorsque ta fille à sa descente d’avion est sous le choc qu’on l’ait considérée comme une terroriste arabe potentielle et qui ensuite, se lie avec les membres de sa famille, des Israéliens de longue date. Ce contraste est saisissant.

Emotionnellement, j’ai été très touché de voir les amis de mon père à Natanya, des larmes ont même coulé de mes yeux de voir ces amis que je connais personnellement, leurs histoires, leurs récits et la manière bien particulière de Juifs d’Algérie de cette génération de percevoir et relater les évènements qu’ils ont traversés, et toi qui bien que le dernier arrivé d’Algérie, tu redécouvrais à travers eux, la genèse de cette vie d’Algérie. C’était une formidable reconstitution de pièces qui manquaient au puzzle.

A ce titre, le passage où tu expliques la découverte d’une expression qui t’était familière, « Tsh’abab » est un morceau d’anthologie !

 

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RICHARD DARMON

 

Outre l’excellente qualité technique – visuelle et sonore – de ce film qui pourrait en faire une nouvelle référence de choix du cinéma documentaire, j’ai été constamment saisi par l’émotion et une joie secrète en suivant le chemin du retour de Jean-Pierre Lledo à ses origines juives et à Israël, ce nom totalitairement proscrit de l’univers des élites algériennes. Une émotion qui atteint son paroxysme quand, en alternance avec les paroles lucides et simples sorties du fond du cœur et de la raison que porte sa voix-off lente et grave, on suit en direct la découverte si bouleversante de sa propre fille Xxx (j’ai oublié son prénom) que chaque pas sur cet itinéraire de ses propres retrouvailles d’avec une partie de sa famille vivant au Pays des Juifs et de l’antique passé hébraïque de Jérusalem émeut de manière si authentique et discrète…

A contre-courant de la doxa de tous les “politiquement correct”, un chef d’œuvre du long avènement d’un père et de sa fille à leur identité longtemps cachée, mais désormais en pleine floraison sous le ciel d’Israël !

 

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Jessica Vaturi Dembo, cinéaste

Votre film est important, vrai, émouvant, subtil. Attristée et choquée du fait que le Festival de Jérusalem ne le programme pas cet été… Peut-être parce que sa politique est très « de gauche » et que votre documentaire, engagé, s’adresse essentiellement aux Juifs de la diaspora et aux non-Juifs dont les préjuges sont à bousculer?

Il n’empêche que son caractère a la fois intime / biographique et sa dimension historique en font une œuvre singulière et nécessaire. Malgré sa durée, on ne s’ennuie aucunement ( bravo Ziva!).

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Jacqueline Behar, journaliste

Merci Jean-Pierre pour ce très beau film.
Merci Ziva pour ta contribution au montage.
Une vraie source d’informations, un parcours authentique qui allie une expérience personnelle à l’histoire d’un peuple, d’une terre, avec à l’appui des scènes exquises pleines d’humour, des paysages-témoins à vous couper le souffle, une levée de rideau qui aide à comprendre les vestiges d’un passé et sa résurrection miraculeuse.

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Elisheva Cherki

J’ai aimé ce film. À aucun moment je ne me suis ennuyée malgré la longueur objective du film.

J’ai aimé sa respiration…

Il m’est difficile d’apprécier ce que d’autres peuvent ressentir, mais les thèmes abordés m’étaient tous familiers, et j’ai aimé la délicatesse avec laquelle ils étaient traités, le sérieux de la démarche, tant personnelle que professionnelle.

L’accompagnement de Naouel également met en lumière la nature particulière de cette quête et de ce questionnement vraiment « existentiel », du fait même que vous êtes l’un et l’autre dans des situations différentes.

Pour moi, c’est un peu du Proust au cinéma, tellement il y a une volonté de précision et surtout de vérité.

Je n’ai aucune idée de la valeur commerciale de votre travail, ni de ses chances de réussite.

Mais c’est très certainement une œuvre d’art…

 

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