PETITION – NON à la censure du film Algérie, histoires à ne pas dire

NON à la censure du film
Algérie, histoires à ne pas dire
Pour une histoire à dire !


Encore une fois, Big Brother a frappé !

Nous avons appris avec consternation, mais sans grande surprise, que le film du cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo, ALGÉRIE, histoires À NE PAS DIRE, vient à nouveau d’être interdit de projection à Alger, le 11 Janvier 2008, confirmant l’interdiction des 3 avant-premières en Juin 2007. Les autorités algériennes refusent toujours de délivrer un visa d’exploitation au film. Le film de Jean-Pierre Lledo est l’oeuvre d’un artiste et d’un intellectuel qui traite d’un sujet important mais refoulé : les conditions dans lesquelles les natifs d’Algérie d’origine juive et chrétienne, ont quitté le pays au moment de l’indépendance, en 1962.

C’est aussi une oeuvre humaniste qui pose le problème de la légitimité et des limites de la violence. Et ce n’est pas aux autorités de dire comment traiter de ces sujets. L’indépendance n’a libéré ni notre mémoire ni notre histoire. Toutes deux, pourtant si riches, diversifiées, complexes, ont été prises en otage. Il est temps de libérer toutes les mémoires pour pouvoir enfin écrire notre Histoire.

Après le Parti Unique, il faut en finir avec l’Histoire Unique ! Il est temps de lever le voile sur le passé, de se regarder, de nous regarder, sans complaisance. Comme tous les peuples du monde, nous avons été et sommes capables du meilleur comme du pire. Et la censure de l’histoire mène au pire, à la violence et au meurtre, ici comme ailleurs. Informer, dire, écrire, faire entendre et voir, déconstruire les mythes, subvertir toutes les langues de bois est précisément le rôle des artistes et des intellectuels, comme il est du devoir de chaque citoyen de défendre cette liberté.

Jean-Pierre Lledo est de ceux-là.

Se taire aujourd’hui devant la censure de son film, ALGÉRIES, histoires À NE PAS DIRE, serait signer la mort de toute recherche et de toute critique. Pour les intellectuels signer leur propre faillite. Et pour tous les citoyens, pas seulement ceux qui résident en Algérie, ce serait accepter de n’être plus que des « discuteurs » de salons, des ombres.

Nous refusons d’être des ombres.
Nous refusons la manipulation.
Nous refusons la censure et plus encore l’anathème !

Les Algériens ont le droit de juger l’oeuvre, de la discuter, de l’accepter ou de la refuser, pacifiquement et dans le respect.

Aussi demandons-nous que ALGÉRIE, histoires À NE PAS DIRE leur soit rendu ! 

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