Mahia Alonso – Lisette Vincent, institutrice en Algérie – Nananews

« J’ai rêvé longtemps d’une Algérie où nous aurions vécu avec toutes ces populations mêlées, toutes ces cultures, ces coutumes si diverses qui étaient une véritable richesse ».

Encore une figure de femme emblématique à honorer, en cette année du Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Lisette Vincent appartient à cette poignée d’êtres qui a cru possible la fraternité en terre d’Algérie. Chantre de la liberté, Lisette Vincent aurait eu 104 ans ce 2 mai.

Entière, frondeuse, tenaillée par la foi en l’humanisme, Lisette Vincenta utilisé sa fougue sur les champs de bataille, en Espagne et en Algérie. Elle s’est arque-boutée contre le régime de Vichy, ce qui lui valut d’être la seule femme en Algérie condamnée à mort, en 1942.

En 1990, Lisette Vincent adresse une lettre à Jean-Luc Einaudi, son biographe¹ : « J’ai rêvé d’une Algérie où nous aurions vécu avec toutes ces populations mêlées, toutes ces cultures, ces coutumes si diverses qui étaient une véritable richesse. (…) Nous avions fait de si beaux rêves… Et ces années 1962-1965 ont été si exaltantes… (…) Je suis si triste à la pensée de toutes ces années d’espoir, de lutte, de fraternité, définitivement révolues. Je suis une des dernières de cette mémoire collective. Et je partirai sans avoir vu la réalisation de mon si beau rêve algérien ! »

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