Jean-Pierre Lledo blanchit l’image du colonialisme et accuse les dirigeants de la révolution d’exterminer les civils européens.

Ceci est une traduction littérale d’un article d’un quotidien arabophone à grand tirage, Ech Chourouk, connu pour cultiver le sensationnel, et amalgamer antisionisme et antisémitisme.
Cet article est un tissu de mensonges, du début à la fin.
Je l’ai dit à cette journaliste, Zahia Mancer, lors de la conférence de presse que j’ai tenue devant plus d’une dizaine de journalistes, à Alger le 3 Juillet 07.

Le film de Jean-Pierre Lledo « Ne restent dans l’oued que ses galets » a été projeté avant-hier dans une villa à Hydra, d’une façon presque secrète  en la présence d’un nombre de médias et un groupe très choisi de Pieds-noirs en Algérie et quelques personnes comptées sur  le parti MDS en plus de Monseigneur Teissier.

Le film documentaire a duré 3H. Lledo repose a travers ce film le problème de la relation entre les civils européens, juifs, chrétiens, d’un  côté  et les musulmans d’un autre côté et cela à travers des souvenirs de quatre Algériens musulmans à  Alger, Oran, Constantine et Skikda.

Le côté technique du film est plus qu’une merveille, concernant l’effort sur la qualité du son et de l’image et de la musique qui correspondait aux critères du film documentaire, bien que quelques présents ont critiqué la longueur du film : 3H entières pour un film documentaire.

Du côté du contenu, Jean-Pierre Lledo n’était non seulement imprudent, mais il  est  allé jusqu’au responsabiliser la  révolution et ses dirigeants qu’il a accusé de donner des ordres  pour exterminer les civils européens et de poser des bombes dans les lieux publics où il y avait une majorité européenne, le film décrit la relation entre les Juifs et les Chrétiens et les musulmans de normale et belle, et la fraternité et le respect régnait au point où quelque colons abritaient des familles algériennes, mais la révolution à changé ces choses et a installé la haine entre les deux côtés à un point où on ne comprenait pas pourquoi la révolution s’est déclenchée et le peuple l’a adoptée si les Européens et les Algériens étaient sur ce haut niveau de fraternité.

Ce qui est dans le film peut être décrit comme dangereux car il dit que les Européens qui ont quitté l’Algérie n’allaient pas l’a quitter s’ils n’avaient pas été exposés à la tuerie des mains des Algériens et avec l’approbation des dirigeants. L’un de ceux qui parlaient dans le film a évoqué que Amirouche a donné son accord pour exterminer les civils européens : le 20 Aout 1955 à Skikda.

Le dangereux dans le travail est que Lledo prétend que les exterminations qui ont été pratiquées en Algérie contre les Chrétiens et les Juifs et n’ont pas fait exception pour les enfants et les femmes, étaient égorgés sur les paroles de « Allahou Akbar pour le djihad pour Dieu ».

Le réalisateur a voulu mettre un sens à l’appel à la prière ou la citation du Coran chaque fois qu’il s’agit de parler de tueries pratiquées contre les Européens ce qui peut donner l’idée que les pratiques contre les Européens avaient une légitimité de croyance et religieuse.

De plus la majorité des personnes qui parlaient dans le film racontaient les histoires comme ils les avaient entendues des autres.

Ces témoignages font croire que les témoins de ces histoires sont des personnes minutieusement choisis peut-être parce que le travail a voulu innocenter la présence des Français en Algérie surtout lorsqu’on parlait des côtés positives de la colonisation et les événements des régions à Paris.

Jean-Pierre Lledo a essayé de défendre son travail en disant que c’est un travail audacieux qui repose quelques affaires concernant la présence des Français en Algérie et il faut avoir le courage de poser toutes les affaires aux débats même si elles blessent.

Lledo s’interroge au cours de sa discussion sur les raisons qui ont poussé le Ministère de la culture à annuler la projection à la salle d’Ibn Zeïdoun.

Lledo a dit qu’il a présenté une copie du film à la commission, et sa volonté de sortir officiellement le film dans les salles de cinéma après les vacances et qu’il va participer dans plusieurs festivals comme le Festival de Toronto en Italie.

Zahia Mancer.                 

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