Gil’Ad, Eyal, et Naftali – Modi’in – ADIEUX… (1er Juillet 2014)

J’étais hier parmi ce peuple allant faire son devoir, enterrer trois des siens.

Peuple venu de tout Israël à Modi’in, à mi chemin entre Jérusalem et Tel Aviv.

Le cimetière était loin de l’autoroute.

Sous le soleil de plus de 30°, encore après 17h30, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, de jeunes, beaucoup de jeunes, avec ou sans kippa, ont escaladé et descendu deux ou trois kilomètres au milieu des collines de Judée.

C’est bien ce qu’il fallait pour se débarrasser de cette nausée qui s’était emparée de chacun qui était montée jusqu’à la gorge, jusqu’à étouffer, suffoquer dès l’annonce que leurs corps avaient été retrouvés.

Leurs trois corps mêlés.

Après trois semaines d’attente, trois semaines d’espoir

chaque jour s’amenuisant,

Mais tenant en haleine tout un peuple,

le peuple juif, pas seulement celui d’Israël.

 

Et je plaignais toutes celles et tous ceux qui n’avaient pu venir.

Ils allaient avoir plus de mal à s’en libérer,

de cette colère,

de cette haine, même, peut-être,

qui exsudaient par tous les pores,

kilomètre après kilomètre, montée après descente.

 

On n’avait pas besoin de connaitre la route,

il suffisait de suivre l’enfilade sinueuse.

 

Pour la plupart, sans doute, ce n’était pas la première fois,

ici ou ailleurs.

Il y a un peu plus d’un mois, Shelly Dadon, 22 ans, n’avait-elle pas été assassinée alors qu’elle se rendait à un entretien d’embauche, à Afula, en basse Galilée ?

Et toujours dans la même ville, il y a 8 mois, Eden Atias, un jeune soldat de 18 ans faisant ses classes, n’avait-il pas aussi été poignardé à mort, dans un bus, par son voisin arabe, un ‘’palestinien’’ comme on dit maintenant, d’à peine 16 ans ?

 

Il y a 10 mois, le soldat Tomer Hazan qui avait accepté l’invitation à passer le week end chez son ami arabe, ‘’palestinien’’, jeune serveur dans un restaurant de Bat Yam, n’avait-il pas été égorgé en arrivant dans la maison de la famille, près de Qalqilya, puis jeté dans un puits… ?

 

C’est qu’ici, on ne va pas au cimetière seulement pour les siens,

Ni seulement pour les Anciens.

 

Mais pour moi, c’était un baptême

comme disent les Chrétiens,

ou, comme disent les Juifs,

une Alliance

 

Chacun avec ses pensées allaient.

Moi, me revint l’enterrement du premier artiste algérien,

assassiné le 27 Mai 1993 à Alger,

Tahar Djaout, ami et grand écrivain.

Il avait aussi fallu descendre et surtout monter,

vers son village natal sur les Monts de Kabylie.

On surplombait la baie silencieuse d’Azzefoun,

et les mêmes effluves se respiraient…

 

Il avait été assassiné,

ainsi que la centaine d’autres artistes et intellectuels qui suivirent,

comme Gil’Ad, Eyal, et Naftali,

par des ‘’islamistes’’,

tous issus du même ventre idéologique des ‘’Frères Musulmans’’,

où s’originent tous les mouvements islamistes,

et pour qui le meurtre est la continuation de la prière par d’autres moyens…

 

Le père du mouvement national ‘’palestinien’’ Amin el Husseini, en avait été la figure tutélaire.

Le Hamas en était la branche ‘’palestinienne’’,

comme le FIS et le GIA en avaient été la branche algérienne…

Comme El Qaïda. Comme les concepteurs et exécutants du 11 septembre 2001. Comme aujourd’hui l’ISIS et son nouveau Califat.

 

Les exécutants sont toujours des ‘’jeunes’’.

’Si jeunes’’, feignent certains de s’étonner…

Mais ne sont-ils pas nourris, dès le biberon,

à la haine ?

Haine de la démocratie, haine de la liberté de pensée et de conscience, haine du doute, haine du différent, haine du juif…

Allez voir les sites du Hamas !

Défilés d’enfants, cagoulés, en tenues militaires…

 

 

Les Juifs représentés en cochons ou en singes.
Voire même en souris, comme ce fut le cas, ces derniers jours, sur le site du Fatah, pour Gil’Ad, Eyal, et Naftali…

 

 

 

Ainsi légendée : Un coup de maitre

 

 

 

 

Et si ce n’était que le Hamas…

C’est que le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, rivalise de créativité, comme on vient de le voir…

Une pléiade d’artistes.

Chansons, jeux télévisés, vidéos d’animation, caricatures…

Sans parler des livres scolaires des établissements dépendants de ‘’l’Autorité palestinienne’’, d’histoire et de géographie, où l’on ne voit point Israël qui comme au temps des Romains, s’appelle ‘’Palestine’’ !

 

Y aurait-il moins de terroristes si les jeunes ‘’Palestiniens’’ savaient d’où ils venaient et qui se trouvaient là avant eux ? Si l’Europe et les USA contrôlaient les livres qu’ils financent… ?

 

Si les jeunes tueurs de Gil’Ad, Eyal, et Naftali, avaient su que là, en ces chemins que nous empruntions par dizaines de milliers pour aller les enterrer, avait démarré la révolte des Maccabées qui vainquirent les Grecs et rétablirent la souveraineté du peuple juif, deux siècles avant l’ère commune, 9 siècles avant l’avènement de l’islam, oui, auraient–ils tué ?

 

Auraient–ils tué s’ils avaient su que c’étaient les Romains qui en s’emparant de ce pays si petit et si convoité, avaient changé son nom de Judée en ‘’Palestine’’ ?

 

Auraient–ils tué s’ils avaient su que six 6 siècles plus tard, la conquête arabo-musulmane, aussi impérialiste que les précédentes, n’avait pas réussi à extirper dans le cœur des Juifs la certitude qu’ils reviendraient un jour, au moins dans une partie de leur patrie historique trempée de leur sueur et de leur sang ?

 

Pour moi il est évident que non !

 

Mais cela n’est pas évident pour tout le monde. Madame Bokova, la directrice de l’UNESCO, a d’abord interdit l’Exposition sur les 3500 ans d’histoire juive, en janvier, puis l’autorisa en juin, en remplaçant le nom d’Israël, par ‘’terre sainte’’, et en faisant retirer le panneau sur le million de Juifs qui furent chassés, surtout au 20ème siècle, de tous les pays arabes et musulmans…

 

Mais les chefs politiques du monde occidental sont-ils moins hypocrites lorsqu’ils condamnent le crime des enfants israéliens (ce qui est déjà d’une telle nouveauté, qu’on aimerait l’applaudir) et ne dénoncent pas aussitôt les commanditaires, empressés au contraire de leur décerner des certificats de virginité ?

 

Sont-ils moins hypocrites que le Fatah lorsque ce dernier pour justifier le meurtre, qualifient de ‘’soldats’’ les trois adolescents juifs ?
Moins hypocrites que l’Autorité palestinienne lorsque son agence de presse WAFA ne dit pas, aujourd’hui, que les trois jeunes israéliens ont été assassinés, du moins dans sa version arabe, réservant la ‘’nouvelle’’ à ses lecteurs anglais… ?

 

Et faudrait-il que je parle de ces intellectuels du monde musulman qui se plaignent du terrorisme verbal et armé des islamistes de leurs pays, tout en étant les premiers à se solidariser avec ceux de ‘’Palestine’’… ?

 

Quand à ces intellectuels israéliens qui tiennent le haut du pavé de certaines institutions de la presse écrite et audio-visuelle, et universités, je ne trouverai pas de mots assez forts pour dire leur avanie qui consiste à faire l’impasse sur l’idéologie totalitaire et la judéophobie qui inspirent les commanditaires, et arment les tueurs…

Quand ils ne vont pas jusqu’à plagier la thèse de leurs confrères européens, sur des ‘tueurs isolés ayant agi sans aucune instruction’’

Des ‘’tueurs isolés’’ imprenables depuis presque 3 semaines ? ! !

 

Heureusement que le chemin du cimetière de Modi’in était interminable.

Heureusement qu’il faisait torride.

Avanies, indignités, hypocrisies, judéophobies, colères, haines,

tout cela s’exsudait sur les sentiers des Hasmonéens.

 

A l’arrivée, des dizaines de milliers étaient là,

le corps déjà purifié.

Femmes et hommes,

Noirs et Blancs, mêlés.

Presque pas de drapeaux.

Superflus, puisque chacun l’était.

 

 

 

 

Quelque part étaient les trois corps.

 

Quelque part étaient les Mères, et les Pères, et les Frères, et les Sœurs.

A vrai dire, c’était à ne plus savoir qui était le fils ou la fille de l’autre, le frère et la sœur…

 

Vu que les Mères,

Rachel Fraenkel, Bat-Galim Shaar et Iris Yifrach,

nous avaient déjà tous adopté,

et que nous avions aussi fait pareil de leurs enfants…

 

 

Des enfants, on commence à l’apprendre, qui étaient, chacun en son genre, des surdoués, de la science, de l’art, de la fraternité. Comme il y en a tant ici.

Qui avaient déjà vécu dans leur chair les cinq années de l’incarcération de l’autre Gil’ Ad. Shalit.

Les Shalit sont-ils d’ailleurs dans la foule ? Qu’ont-ils dit durant ces deux semaines ? Je n’en sais rien.

Mais j’aurais aimé les entendre.

 

Difficile de voir les orateurs.

Discours calmes, sans harangue, sans effets oratoires.

L’intonation supplée ma méconnaissance de l’hébreu.

Et aussi les larmes qui coulent sur les joues d’hommes et de femmes.

Pas de cris, pas d’yeux exorbités, pas d’invectives, pas de slogans repris en chœur, pas de bave aux commissures des lèvres, pas de transes, pas de salves d’armes automatiques, pas de drapeaux de l’adversaire brûlés, comme on le voit et on l’entend généralement dans les enterrements islamistes.

 

 

 

Des policiers et des militaires en armes, il y en a aussi pourtant.

 

En service ou par devoir, on ne sait.

Puisque tout le monde murmure la même prière, le même chant.

 

 

 

 

 

C’est dans ces moments cruciaux que l’on sent l’âme d’un peuple.
Et que l’on est fier d’en être, avec ou sans kippa,

même si l’on n’en connait pas encore les paroles…

 

Chants si poignants.

 

La nuit est tombée. Croissant de lune.

Le ramadan vient de commencer. Comment va-t-il finir ?

Jeunes et moins jeunes, femmes et hommes mêlés, assis autour des tombes, enchainent les chants, quelquefois murmurés, et d’autres fois…

 

On avait prié tout ce peuple de laisser les familles enterrer leurs garçons.

 

Pas un n’essaya de braver la prière.

 

 

 

 

 

Mais quand les familles accomplirent leur devoir,

et qu’elles s’éclipsèrent discrètement,

le peuple, ne pouvant plus se retenir, se mit à courir.

Vers Gil’Ad, Eyal, et Naftali, vers ses enfants, vers ses frères.

 

Une nation c’est un plébiscite de chaque instant, avait dit à peu près, je crois, Renan.

 

 

 

Les jeunes chanteront,

peut-être jusqu’au matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dois rentrer.

J’attendrais le bus, durant une heure, toujours seul à l’arrêt.

Juste en face du Moshav de Mévo-Modi’in, fondé par le génial musicien Carlibach, habités par des gens comme mon ami Eliahou, tous aussi excentriques les uns que les autres…

 

 

Une heure durant laquelle,

mêlées à tous ces visages dont je viens de me séparer,

se bousculent encore mille choses…

 

 

 

 

 

Par exemple, ce message de solidarité de mon amie Nicole Guiraud à qui la bombe du Milk Bar du 30 Septembre 1956 à Alger arracha le bras entier à l’âge de 10 ans (et à sa voisine, la petite juive Danielle Chiche, la jambe entière). Tandis que la TV française d’Etat honorait d’un film les poseuses de bombes du FLN, et que celle du Milk Bar était devenue sénatrice !

Par exemple, ces intellectuels algériens qui avaient été ciblés par les islamistes mais qui n’avaient toujours pas compris, après plus de 50 ans d’indépendance et de dictature, que la stratégie de la violence ethnique qui avait visé l’autre, les viseraient aussi, eux, un jour…

Comme ces intellectuels palestiniens de l’Université d’El Qods qui en se désolidarisant du Pr Dajani obligé de démissionner pour avoir accompagné un groupe de jeunes Palestiniens à Auschwitz, venaient de perdre une belle occasion de gagner leur indépendance vis-à-vis des politiques.

Et parmi eux se trouvait aussi, oui, le ‘’modéré’’ Sari Nousseïbeh

 

Comment ne comprenaient-ils pas, eux tous, que si la ‘’Palestine’’ devait un jour exister, elle se déferait aussitôt comme se défont aujourd’hui tous les nationalismes ‘’arabo-musulmans’’… Précisément parce qu’ils n’avaient eu pour seul projet que d’être ‘’contre l’autre’’, et que pour arriver à leurs fins, ils s’étaient autorisés, eux aussi, tous les moyens, justifiés de toutes les manières possibles… qui aussitôt se retourneraient contre eux-mêmes.

 

Car les tueurs de Gil’Ad, Eyal, et Naftali, n’ont en rien innové. L’histoire du terrorisme palestinien le plus barbare est déjà longue depuis les années 20 du siècle dernier… Et s’ils ne la connaissent pas, faute d’enseignement, le terrorisme algérien du FLN aurait pu leur être modèle…

Durant la guerre d’Algérie, il y a exactement 58 ans, presque jour pour jour, le 3 mai 1956 à Aïn-Beida dans la montagne des Aurès, trois écoliers européens, Jean-Paul Morio, Jean Romain Almeras et Gilbert Bousquet, furent attirés dans un guet-apens par un de leurs camarades musulmans, puis séquestrés, battus et lapidés, enfin égorgés en bonne et due forme par les ‘’moudjahidines’’ (combattant du Djihad) du FLN – ALN. Leurs corps n’étant découverts que plus d’un mois après, dans un puits. Au douar OulmaLe 23 juin 1956.

 

Ces tueurs et leurs commanditaires, jamais dénoncés comme tels par l’intelligentsia française dite ‘’de gauche’’, qui tel Jean-Paul Sartre les encensa comme des héros, ont fait beaucoup d’autres émules qui, s’ils ne sont plus idolâtrés, continuent d’être justifiés.

Que l’intelligentsia européenne ait tenté et tente toujours de régler ses complexes de culpabilité, soit.

 

Mais celle dite du ‘’Tiers-Monde’’ qu’attend-t-elle pour changer de cap ?

Qu’attend-t-elle pour aller voir plutôt du côté de Camus, qui avait dit que le terrorisme déshonore la cause de ceux qui y ont recourt et qui incarna à la fois le résistant au fascisme et le résistant à toutes les idéologies totalitaires.
Parmi lesquelles il faut bien compter celles des mouvements dit ‘’de libération nationale’’, qui dans la plupart des cas, ont surtout été des mouvements ‘’d’épuration nationale’’, xénophobes, racistes, judéophobes, christophobes, autoritaires, sanguinaires, criminels, et j’en passe…

Contre les leurs d’abord, puisque du fait de l’épuration, il n’y avait plus ‘’d’autre’’….
Incapables même du minimum malgré la providentielle manne pétrolière : nourrir et protéger leurs peuples.

Seuls ceux qui ont vécu dans cet univers pourront vraiment me comprendre.

 

Seul sous l’auvent de l’arrêt du bus, les voitures passaient trop vite pour faire du stop. Et puis après ce qui venait d’arriver à nos trois jeunes, faudrait être courageux…Un type avec un sac à dos… J’enlève la casquette qui ne sert plus à rien, mais ma tête nue ne fait pas meilleur effet. Pire peut-être. Je la remets.

 

Le 111 est arrivé. Une heure d’attente !

 

Les chants des jeunes me bercent…

 

J’avais écris dernièrement qu’en ‘’Europeon tuait tranquillement’’.

Mais ici, ce ne sera pas le cas.

Les tueurs n’auront aucune tranquillité. Et ils le savent.

Les tueurs… je parle surtout des commanditaires. Quant aux intellectuels qui ne les dénoncent pas, ils paieront aussi très cher leur complicité, avec l’ensemble de leur peuple.

Sportifs de Munich ou écoliers de Maalot, de crime en crime, les ‘’Palestiniens’’ se défont moralement à chaque goutte de sang innocent versé.
Et si aucun prophète ne se lève parmi eux pour les en avertir, ils périront de leurs propres mains, de leur propre haine.

On ne transforme pas impunément ses propres enfants en tueurs, en bombes mobiles, ou, dans le meilleur des cas, en boucliers humains.

 

Ceux qui s’apprêtent à quitter la France pour Israël, contrairement à ce qu’a pu dire Marek Halter, ont tout à fait raison.

Il y a un temps pour la dhimmitude et un temps pour la libération.

A quoi servirait de faire le seder chaque année, sinon ?

Que ceux qui le peuvent se décident. Le plus vite sera le mieux. Pour eux.

La judéophobie planétaire n’en est qu’à ses débuts.

Rien de ce qui se passe en Europe et ailleurs, ne permet d’imaginer que les choses iront en mieux.

Pour beaucoup, demain sera trop tard.

 

Et l’Europe a suffisamment d’Européens pour se sauver tant qu’il est encore temps pour elle, si elle en a le désir, et la volonté. On le lui souhaite en tous cas.

 

Contrairement à ce qu’ont pu dire des charlatans aussitôt adulés par cet ‘’Occident’’ qui n’a toujours pas réglé sa question juive, ni pris le temps d’aller à la source de sa ‘’passion génocidaire’’, ni de faire l’effort de voir par où passaient les nouvelles ‘’frontières d’Auschwitz’’le peuple juif n’est pas une invention.

 

 

Et depuis plus d’un siècle, il a retrouvé son pays.

 

Tout le monde sait que dans ce Monde devenu un peu fou, cherchant même à se flinguer en mettant fin à la Maternité et à la Paternité, au hasard de l’engendrement, et au suspense des transmissions, ce coin de terre reste une terre où la boussole a encore une aiguille…

 

 

Une des terres,

de plus en plus rares,

où l’on peut encore dire

ce que l’on veut.

 

 

 

 

 

 

 

Certes, on peut y mourir aussi.

 

Mais vivre à genoux,

En masquant ses convictions,

et même ses origines,

est-ce un destin enviable ?

 

 

Et l’ennemi certes en surnombre, est-il si dangereux que cela ?

Miné par la corruption, le crime politique, la violence, la musèlement des femmes, le crime d’honneur, le bâillonnement de l’intelligentsia, la mauvaise foi, le double langage, la méfiance populaire, l’apathie, le désespoir, hanté par le seul désir de mettre les voiles, n’est-il pas, comme dans le Livre de Daniel, statue de bardée de riches métaux, mais aux pieds d’argile ?

 

 

 

 

Le miracle d’Israël,

n’est-ce pas aussi celui d’un peuple

qui peut ce qu’il veut,

parce qu’il sait ce qu’il est ?

 

 

 

 

 

 

 

Les peuples qui l’entourent, aujourd’hui hostiles, quand ils arriveront au bout de leurs échecs, seront bien obligés de se rendre à l’évidence, et s’approprier à leur tour le ‘’miracle’’ …
Le ‘’miracle’’ de leur véritable identité, qui n’est pas ‘’arabe’’…

Le ‘miracle’’ d’une philosophie qui fait de la vie, la valeur fondamentale..
Le ‘’miracle’’ de l’étude patiente, l’effort et du travail bien fait…

Le ‘’miracle’’ de la paix de l’âme, lorsque pour expliquer ses échecs, le pouvoir apprend à renoncer à la fausse issue du bouc émissaire, et le peuple aux théories du complot,…

Le ‘’miracle’’ tout simplement de la démocratie, lorsque les responsables doivent répondre devant leur peuple et non devant leur supérieur… et même aller en prison.

Une démocratie qui permet à un jeune Arabe, Mohammed Zoabi, d’envoyer sur youtube, une vidéo d’amour à son peuple, le peuple israélien, et à dire sa compassion pour les jeunes kidnappés, sans être immédiatement assassiné par le clan parent de la députée Hanin Zoabi, qui elle ne rate pas une occasion de s’en prendre à son pays de la tribune même de la Knesset, et qui ne voulait même pas voir dans le kidnapping des trois adolescents juifs une forme de terrorisme… et allant même, sur Al-Jazeera, jusqu’à ‘’blâmer le gouvernement israélien’’ qualifié, lui, de ‘’terroriste’’ et de ‘’responsable de l’enlèvement’’  ! ! !

Une démocratie qui va jusqu’à tolérer son pire ennemi, le Mouvement islamiste, lui aussi une branche des Frères Musulmans, dont des représentants se retrouvent siéger dans de multiples municipalités de grandes villes d’Israël !

Pour revenir à vous, Jeunes Français, n’écoutez pas Halter !

Dieu a créé le monde en six jours, et le septième il s’est retiré, nous dit la Tora.

Pour que nous fassions le reste.

Et il y a beaucoup à faire

De quoi ne pas se croiser les bras. Ou de s’ennuyer.

Le bus arrive. Tel Aviv. Les lumières. Les tours. Les chants toujours.

 

 

 

Gil’Ad, Eyal, et Naftali, tels les frères Maccabis, vos rires d’ados boutonneux et surdoués, seront nos lumières de Hanoukka.

 

 

 

 

 

 

 

Rachel Fraenkel, Bat-Galim Shaar

et Iris Yifrach, et vos époux, puissions être

et rester aussi dignes que vous.

 

 

 

 

2 Juillet 2014

© Jean-Pierre Lledo

© Photos Jean-Pierre Lledo

Post Scriptum .
Finissant d’écrire ce compte-rendu, j’apprends tard dans la soirée le meurtre d’un enfant arabe de Jérusalem âgé de 16 ans, Mohammad Abou Khdeir.

Déjà, toutes les agences de presse occidentales, si longues à la détente lorsqu’il s’était agi du kidnapping de Gil’Ad, Eyal, et Naftali, se sont précipitées sur la seule hypothèse du crime de vengeance.

Malheureusement une partie des journalistes israéliens, aussi.

Pourtant les mises en scène de Pallywood devraient avoir vacciné, au moins ces derniers. Pour au moins avoir et exprimer quelques doutes.

 

Rappelons nous l’enfant Al Dura, dont ne sortit pas un goutte de sang bien que mitraillé avec des balles de gros calibre ‘’durant 40 minutes’’, selon le caméraman palestinien du journaliste de France 2 Charles Enderlin, et alors que ‘’le père’’, c’est-à-dire le comédien qui jouait ce rôle, lui, échappait miraculeusement à la mort !

 

Rappelons-nous plus récemment, il y a moins de deux mois, ces deux adolescents arabes, ‘’tués’’ par la ‘’soldatesque israélienne’’, mais trahis par une caméra de surveillance, montrant parfaitement, au ralenti, qu’il s’agissait bien d’une nouvelle mise en scène !

Et plus anciennement, il y a près de 3 ans, les agences de presse occidentales, mais aussi beaucoup trop de journalistes israéliens, n’avaient-elles pas attribué l’incendie de la mosquée de Touba Zangariyeh en Galilée, au groupe des ‘’Jeunes des collines’’ et à ceux qui ont pris pour nom ‘’Le prix à payer’’, comme nous le rappelle opportunément le journaliste israélien Meïr Benyahoun :

‘’Par la suite, il s’est avéré que cette localité de Touba Zangariyeh était troublée de façon chronique depuis des années par un gang de brigands et du fait des rivalités violentes entre les deux clans de Bédouins. Ce sont les membres de l’un de ces clans qui avaient mis le feu à la mosquée du clan rival. Les graffitis avaient été écrits dans un mauvais hébreu d’ailleurs, ce qui aurait pu suggérer que ce n’étaient pas des Juifs qui avaient fait cela.’’

 

De tels exemples sont innombrables, mais citons au moins la fausse info lancée par l’AFP en septembre 1996, sous la plume de son correspondant ‘’palestinien’’ Hicham Abdallah, selon laquelle Israël creusait » un tunnel sous la mosquée Al Aqsa« , alors qu’il s’agissait bien d’un tunnel, mais archéologique, et surtout dans le sens opposé, vers la Via Dolorosa, justement pour donner une sortie aux touristes… Cette fausse nouvelle fut la cause d’une ‘’intifada’’ qui coûta la vie à 80 personnes dont une dizaine de soldats israéliens.

Mais malgré cette énorme dette de sang, la très officielle et très autorisée AFP (Agence Française de Presse), comme France 2, ont continué allègrement leur boulot de ‘’désinformation’’, un des pans les plus importants de la guerre menée, à chaque instant, aux Juifs et à Israël.

 

Car il faut bien le dire, et on pourrait le dire à moins, une véritable guerre est menée au peuple juif. Et pas seulement par des Arabes et des Musulmans.

 

Que valent alors les larmes de crocodiles des dirigeants occidentaux, lorsqu’ils permettent à leurs journaleux d’en être les soldats tout aussi ‘’embedded’’ qu’enragés ?

 

Mais admettons une seconde, et cela est peut-être le cas, que ce crime ait été perpétré par un Juif, ‘’un nationaliste d’extrême-droite’’ pour la jouer ‘’AFP’’, ou journaliste israélien ‘’tres objectif’’, comme la nouvelle chaine de télévision ‘’I 24’’ cherche à l’être, puisque bien que située à Tel Aviv, elle ne se veut ‘’ni juive, ni israélienne’’.

 

Cela mettrait-il les deux crimes, les deux peuples, sur le même plan ?

Le crime contre l’Arabe équivaudrait-il à celui contre les trois Juifs ?

Le second effacerait-il le premier ?

Et puisque nous sommes en pleine Coupe du monde, cela serait-il un match nul ?

Non !

Non pas parce qu’au compte de la vendetta, nous n’en serions qu’à un 3 à 1…

Mais parce que rien n’est comparable dans ce double assassinat.

Rien, sinon l’innocence des quatre adolescents.

 

Les autorités israéliennes ont immédiatement condamné les assassins. Ce qui n’avait pas été le cas des palestiniennes.

Le Hamas s’en était même félicité, tout en préférant ne pas revendiquer, sans doute en raison de son nouveau statut de membre du ‘’ gouvernement palestinien d’union nationale’’.

 

Quant au Président Mahmoud Abbas, que vaut sa condamnation,

quand sur le site de son propre mouvement politique, le Fatah, les trois jeunes israéliens étaient caricaturés comme on l’a vu en souris,

 

 

et même intégrés dans un logo de la Coupe du Monde

qui chantait victoire ?

 

 

 

 

 

 

Quand hier encore, son agence de Presse Wafa, taisait dans l’édition arabe la découverte des trois cadavres israéliens, information qu’elle concédait… dans l’édition anglaise ! Taqya quand tu nous tiens !!!

 

Je ne parle même pas du Cheval de Troie de la Knesset, Madame la députée israélienne arabe Hanin Zoabi qui se revendique ‘’palestinienne’’, et dont j’ai déjà dit les prouesses…

 

Le peuple juif, en Israël, et ailleurs, quant a lui aussi tenu immédiatement et massivement a dire son dégoût du meurtre de l’adolescent palestinien.

Le père d’un des trois jeunes assassinés, n’a-t-il pas tenu à préciser que pour lui il n’y avait ‘’aucune différence entre sang juif et sang arabe’’ ?

 

 

Alors que les Juifs d’Israël et du monde souffraient le calvaire durant près de trois semaines,
quel fut le comportement de la très grande majorité de ‘’la rue arabe’’, et ‘’palestinienne’’ ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Congratulations, signe de la victoire avec la main, non plus avec deux doigts mais avec trois !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Geste qui comme la quenelle de Dieudonné fut immédiatement

mise en scène…

 

Avec toute l’obscénité de Pallywood

 

 

Enseigné même dans les jardins d’enfants !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objets de travaux pratiques en mathémathiques….

 

1 Shalit = 1027 (prisonniers libérés)

3 Shalit = 3081 (prisonniers à libérer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il aussi évoquer l’attitude des prisonniers palestiniens se félicitant de la découverte des trois cadavres, alors qu’eux mêmes venaient d’être soignés dans les hôpitaux israéliens suite à leur grève de la faim, par des médecins qui exigèrent des autorités pénitentiaires qu’on les laissât se déplacer librement dans les halls ? !

Lesquels prisonniers, revenus en bonne santé dans leurs prisons, s’allongèrent aussitôt devant leurs postes de télévision.

Non pour regarder le peuple juif, sinon par compassion au moins par curiosité, enterrer ses adolescents, mais juste pour ne pas rater la Coupe du Monde.

 

Qui, parmi les personnalités influentes, les intellectuels ‘’palestiniens’’, a-t-il élevé sa voie pour condamner cette indécence et cette inhumanité, mises en scène au plus haut niveau narguer tout un peuple et se gausser de sa souffrance, durant près de trois semaines ?

 

Y en a-t-il eu plus parmi ces émules ‘’indignés’’ de Hessel, spécialisés dans l’unique indignation anti-juive et anti israélienne, et ce dans les plus grandes chaines de TV occidentales  ?

 

Des indignations publiques, certes, il y en eut parmi les Arabes.

 

Telle celle de certains Imams de France. De Madame Ibn-Ziaten,mère du soldat français assassiné à Toulouse en Mars 2012 par Mohammed Merah, une semaine avant la tuerie de l’école juive dans la même ville et par le même assassin.

Et aussi de quelques Israéliens arabes.

 

Mais elles ont été l’exception, quand du côté des Juifs, elles sont la règle.

Comme en témoigne aujourd’hui la vague de protestations de la société civile autant que des autorités politiques et militaires israéliennes, et des dirigeants communautaires de par le monde, contre ceux qui prônent la vengeance aveugle, et qui se sont mis en tête de rivaliser, sur le terrain de la haine, avec la maestria palestinienne dont nous venons d’avoir un très mince aperçu…

 

Quoiqu’il serait bon aussi que cet establishment politique, militaire et religieux, et leur couverture médiatique, prompts à la jouissance de l’autoaccusation, rabaisse un peu le toupet de leurs homologues occidentaux et de leurs agences de presse ‘’officielles’’ qui n’élèvent leurs voix que lorsque des Juifs peuvent être pris en défaut, alors qu’ils ne disent rien ou presque, ni de ces lycéennes kidnappées par les islamistes du Nigéria et déjà oubliées, ni de Meriam, la jeune soudanaise chrétienne condamnée à mort pour apostasie, libérée après avoir accouché en prison, les fers aux pieds, mais aussitôt après réarrêtée ! Ni du nettoyage ethnique en Centrafriquecommis en ce moment même, alors que 100.000 Peuls (musulmans) sont pourchassés sur les routes par des milices (catholiques), ceci en présence de 2000 soldats français et 6000 de l’ONU !

Et ce avec la complicité silencieuse des protestants locaux pourtant majoritaires, du Vatican et de l’OCI qui rassemble les 57 pays musulmans de la planète, lesquels ne se sentent ‘’solidaires’’ de leurs frères que lorsqu’il s’agit des… Juifs !

 

Non, vraiment non, même si le pire des scénarios pour le peuple juif venait à se confirmer, il n’y aura pas eu match nul, mais une défaite morale immense, au score écrasant, qui déshonorera à jamais le Monde arabe, plus que toutes ses guerres provoquées et perdues contre Israël.

 

Et pour ma part, et jusqu’à preuve du contraire par les résultats de l’enquête, je parierai que ce gamin a été sacrifié, pour renverser le courant de sympathie internationale pour Israël, autant que pour la cause islamiste du Hamas qui rêve d’évincer les troupes de Mahmoud Abbas, par le biais d’une troisième intifada qu’il n’arrête pas d’appeler de ses vœux, pour sortir de la nasse qui peu à peu se referme sur lui, surtout depuis que le Président de l’Egypte Sissi s’en est pris à son principal soutien, les Frères musulmans, et qu’il projette de construire une muraille de fer à sa frontière avec Gaza.

 

Et ce ne sera pas la première fois que le mouvement nationaliste du monde arabo-musulman procède ainsi.

En Algérie, le 8 Mai 45, également, l’on sacrifia le porte-drapeau d’une manifestation, pour lancer une insurrection, préparée depuis des semaines, qui commença par l’assassinat d’une centaine de civils européens et juifs, à la hache et au couteau, avant que la répression, elle aussi aveugle des troupes de Sénégalais, et de Tabors marocains, dirigés par des officiers français, ne décime des milliers de Musulmans.

Pour s’emparer de la direction d’un mouvement populaire, ne demandons surtout pas aux nationalistes et aux islamistes du monde musulman d’avoir des scrupules.

C’est ma propre expérience qui m’impose ce jugement.

 

Et ce n’est pas ce qui se passe actuellement en Lybie, en Syrie ou en Irak, qui pourrait l’atténuer…

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