Camus au Panthéon – 20 Novembre 2009.

La nouvelle vient de tomber, je n’ose y croire ! Plus de 50 ans après le Prix Nobel !

Par ces temps de veulerie intellectuelle, de double langage, et d’irresponsabilité, où une intelligentsia hyper-médiatisée a remis à la mode, ce qu’il y eut de plus mauvais dans la pensée de Sartre, l’idolâtrie de la violence soi-disant révolutionnaire, et le soutien aveugle accordé à ceux qui s’y adonnent, et ce malgré l’expérience qu’ainsi se préparent les dictateurs et les bourreaux de demain, cela réconforte !

Camus n’eut qu’un seul tort, celui de voir juste, avant tout le monde, sur tous les grands sujets : l’Algérie, le terrorisme, le totalitarisme, la morale.

Ainsi, à la fin, il y aurait toujours une justice, une vraie justice, celle qui honorent les Justes ?

Ainsi à la fin, triompherait toujours l’unique morale qui vaille, celle qui respecte dans l’homme ce sans quoi il n’est plus rien, sa liberté de pensée et d’expression ?

Justice, intégrité, fidélité, modestie, Camus est synonyme de tous ces mots et de bien d’autres encore…

Camus, mon voisin de Belcourt, Albert mon frère ainé !

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Craignant une « récupération », le fils d’Albert Camus refuse le transfert de son père au Panthéon, hommage que souhaitait lui rendre le Président Nicolas Sarkozy.

Je pense que son fils a eu tort.

Le Panthéon, c’est toujours aussi de la politique.

La France aurait bien besoin de se replonger dans la pensée camusienne et cela en aurait été une belle occasion. Seuls les tenants de la nouvelle bien-pensance se réjouiront de cette décision.

JP Lledo

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