Alain S – Dim 11.12.05

Cher Jean-Pierre,


Nous sommes sortis bouleversés de la séance et d’abord par ces visages et ces discours  pleins d’humanité et d’intelligence rayonnante que tu as su restituer avec simplicité, modestie et efficacité, avec empathie et pudeur. Pas de plus juste ton.

Personnellement, le botaniste de Cherchel m’a singulièrement touché; rien ne semble trouver grâce à ses yeux de poète – surtout pas cette vaine avidité du commerce, et comme on le comprend! Et son leit-motiv qui renvoie bien au sujet même du film tel que tu nous l’as présenté :  » C’est bien ce qui manque!… »
Je ne sais si tu connais cette phrase de Paul Ricoeur – ton film et le propos du prochain dont tu nous as fait part, m’y ont irrésistiblement renvoyé : « A l’histoire revient le pouvoir d’élargir le regard dans l’espace et dans le temps, la force de la critique dans l’ordre du témoignage, de l’explication et de la compréhension et, plus que tout, l’exercice de l’équité à l’égard des revendications concurrentes des mémoires blessées et parfois aveugles au malheur des autres » (Sorbonne, le 13 juin 2000)
Alain

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *