A l’intention des auteurs de la pétition « France – Algérie : dépasser le contentieux historique ». Décembre 2007.

Je ne signerai pas cette pétition du 1er Décembre 2007 car son contenu ne répond pas à son but : « faire advenir une ère d’échanges et de dialogue entre les deux rives ».Si les rédacteurs étaient bien conscients des « pièges d’une histoire officielle qui utilise les mémoires meurtries à des fins de pouvoir », ce qui vise en priorité l’Algérie ou la recherche particulièrement n’est pas libre et où les Archives ne sont quasiment pas accessibles, pourquoi s’adressent-ils seulement aux « aux plus hautes autorités de la République française » ?

Un énigmatique et faux « reportage ». Réponse (non-publiée) à Pierre Daum « Sans valise ni cercueil, les Pieds Noirs restés en Algérie »

Cette contribution envoyée en Mai 2008 fut refusée par ce journal, même en diminuant son volume.
S’il est difficile d’imaginer 800 000 personnes cédant à un délire collectif de persécution, abandonnant tout en quelques mois, semaines, jours, heures des fois, de quoi s’est-il agi ?
Où comment sous l’autorité ‘’d’historiens’’ (très engagés), Pierre Daum va tout faire pour éviter la seule vérité cohérente qui s’impose : le FLN ne voulait pas d’une population non-musulmane au moment de l’obtention de l’indépendance…

L’Algérie doit aussi demander pardon (Paris 17 juin 2009)

Son dernier article, paru dans votre dernière édition : « La barbarie du 8-Mai 1945 en Algérie : la France doit demander pardon », appelle cependant 3 remarques de ma part :
Dès les premières heures de l’insurrection nationaliste du 8 Mai 45, à Sétif, puis dans tous l’est-algérien « des hommes, des femmes et des enfants d’origine européenne, quelquefois plusieurs membres d’une même famille. », sont « tués, mutilés, ou massacrés… », et ce avec « des gourdins, de haches et de couteaux », écrit le journaliste. Bilan : « 103 morts d’origine européenne » (et juive, je précise). Après un tel tableau, et connaissant les positions humanistes de l’auteur, je m’étonne que seuls les crimes de l’armée française soient caractérisés comme de la « barbarie »…

« Hors-la-loi » : il n’y a pas de guerre de mémoires ! (Paris le 1er juin 2010.)

En Algérie, 48 ans après l’indépendance, et 21 ans après une nouvelle Constitution instituant le pluralisme et la liberté d’opinions, il n’y a par contre ni liberté de recherche pour les historiens, ni liberté de création pour les artistes, romanciers, et encore moins, cinéastes, ni liberté de parole pour les simples citoyens.
Quand il s’agit de l’histoire de la guerre d’indépendance et du nationalisme algérien, et de trois autres sujets tabous (Islam, Berbères et Juifs), l’Algérie est bâillonnée.

Le romancier algérien Boualem Sansal bientôt au Festival International des Ecrivains de Jérusalem (13-18 Mai 2012)

Quand on est un citoyen d’un pays arabe et musulman, dire qu’arriver à Jérusalem est une aventure, est un euphémisme. Car l’entreprise est périlleuse à de multiples titres. Surtout lorsqu’on est un homme public, un écrivain, renommé de surcroit, et que malgré les diagnostics sur son pays de plus en plus sévères qu’il nous livre de roman en roman, d’article en article d’opinion, l’écrivain ne s’est pas résolu à quitter l’Algérie.

Voilà, Boualem Sansal est reparti. (Jeudi 17 Mai 2012).

Même aussi dénué de préjugés que lui, arriver à Jérusalem quand on vient d’Algérie n’est pas une mince affaire. Que doit surmonter le citoyen arabe, y compris l’intellectuel ? Je lui ai posé la question. Réponse : ‘’la peur’’…

Comment faire reconnaître le massacre du 5 juillet 1962 (05/11/2013)

Plus que l’aspect quantitatif (plus de 700 morts à partir des seules archives francaises), ce qui caractérise ce massacre, c’est sa qualité. C’est un massacre raciste. Durant toute la journée du 5 juillet, célébration officielle de l’indépendance algérienne, on fait à Oran la chasse au faciès non-musulman.